Guerre des chefs au Labour britannique

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Le chef du Labour, Jeremy Corbyn, sur la BBC le 10 juillet 2016.
Le chef du Labour, Jeremy Corbyn, sur la BBC le 10 juillet 2016.

La députée Angela Eagle veut ravir la tête du parti à Jeremy Corbyn.

Secoué par le Brexit, le Parti travailliste est menacé d’implosion. La crise qui l’agite depuis la victoire du « out » au référendum et le vote dans la foulée d’une motion de défiance par 80 % des députés Labour contre son leader, Jeremy Corbyn, s’est accélérée avec la décision de la députée Angela Eagle de se présenter contre lui à la direction du parti. « Il ne s’agit pas de diviser le parti mais de le consolider, d’en assurer l’unité », a-t-elle assuré en confirmant son défi, dimanche 10 juillet.

Le dirigeant en poste s’est dit « déçu » par cette initiative et a averti qu’il saisirait la justice s’il était empêché de concourir lors du scrutin provoqué par Mme Eagle. Les opposants à M. Corbyn lui reprochent son manque d’implication dans la campagne pour le maintien dans l’Union européenne et son défaut de leadership dans l’éventualité d’élections législatives anticipées à l’automne prochain.

Risque de scission La bataille ainsi lancée par Angela Eagle, qui a démissionné du « cabinet fantôme » dirigé par M. Corbyn comme la plupart de ses membres, met à nu un conflit aigu sur les règles d’élection du leader qui porte en germe un risque de scission du parti. Les règles en vigueur exigent que tout candidat doit avoir le soutien de 20 % des députés et députés européens du parti, soit 51 élus.

Angela Eagle, candidate aux positions centristes, en dispose sans problème. Mais M. Corbyn, représentant de la tendance la plus à gauche soutenu par les syndicats, n’est pas certai...

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