Guerre de 14-18 : il y a cent ans, la France décrétait la mobilisation générale

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Guerre de 14-18 : il y a cent ans, la France décrétait la mobilisation générale
Guerre de 14-18 : il y a cent ans, la France décrétait la mobilisation générale

L'affiche de la mobilisation générale était déjà prête, imprimée depuis longtemps, preuve que la guerre semblait inévitable. Ne manquait plus qu'à ajouter la date au dernier moment, à la main. Ce sera finalement le 2 août 1914. La veille, le 1er août, il y a donc 100 ans exactement, le gouvernement français décide de mobiliser les hommes en âge de combattre, comme le réclamait depuis plusieurs jours le chef d'Etat-major, le général Joffre, après l'accélération des tensions en Europe. Un jour avant, Jean Jaurès était assassiné. 

3,8 millions de réservistes âgés de 20 à 38 ans sont appelés à cette occasion à rejoindre les 800 000 soldats déjà en service actif. Quasiment au même moment, outre-Rhin, l'empereur Guillaume II décrète lui la mobilisation générale. Dans les deux camps, on se prépare à l'affrontement devenu inévitable.

Mais comment informer la population? Dans toutes les communes de France, le tocsin du clocher des églises, qui sert traditionnellement à donner l'alerte, retentit le 2 août 1914. Pour rappeler ce moment majeur dans l'histoire de France, le tocsin a de nouveau sonné ce vendredi à 16 heures dans de nombreuses communes de France, pour marquer le début de trois jours de commémorations du centenaire de l'entrée de la France dans la Première Guerre mondiale.

VIDEO.Les cloches de Notre-Dame sonnent pour le centenaire de 14-18

Si dans les campagnes, les paysans s'inquiètent de la moisson, dans les villes, on assiste parfois à des manifestations patriotiques. Portée par le sentiment, quasi-unanime, d'avoir à se défendre contre une agression, la France entre en guerre avec détermination, aussi pour laver l'affront de 1870.

Certains départs donnent lieu à des manifestations festives où l'alcool coule à flot, mais les larmes ne sont jamais loin. Le plus souvent, les adieux se font dans le silence, avec la conviction de rentrer au bercail avant Noël. Dans les grandes gares, ...

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