Guénolé : "Juppé, Sarkozy, Fillon, Macron, usurpateurs du libéralisme"

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Thomas Guénolé
Thomas Guénolé

Dans son nouveau livre La Mondialisation malheureuse (*), le politologue Thomas Guénolé s'attaque au discours économique dominant qui défend la mondialisation sous sa forme actuelle. Il explique au Point pourquoi, selon lui, l'affrontement entre pro- et antimondialisation malheureuse est le vrai clivage de la prochaine élection présidentielle. Entretien.

Le Point.fr : Dans votre livre La Mondialisation malheureuse, vous affirmez que la mondialisation actuelle n'est absolument pas libérale. N'est-ce pas pourtant ce qu'on entend partout ?

Thomas Guénolé : Prétendre que la mondialisation actuelle serait libérale est une escroquerie intellectuelle. Les véritables libéraux sont farouchement opposés à toutes les rentes de situation, à tous les privilèges, et à toute mainmise d'une poignée de grands groupes sur un marché pour en contrôler les prix. Or, la mondialisation actuelle conduit précisément à la confiscation croissante des richesses par une infime minorité de l'espèce humaine : les 62 personnes les plus riches du monde détiennent autant que la moitié la plus pauvre de l'humanité, soit 3,5 milliards de personnes. On peut objectivement qualifier cette minorité d'oligarques, au sens de l'oligarchie selon Aristote : le règne d'un petit groupe à son propre profit. De surcroît, cette oligarchie est pour l'essentiel...

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