Guatemala : dans l'enfer des gangs

le
0
VIDÉO - Criminalité chronique, pauvreté extrême et corruption généralisée : le Guatemala ne cesse de s'enfoncer dans la violence. Les jeunes du pays, privés de perspectives d'avenir, rejoignent en masse les Maras, des gangs qui terrorisent la population.

Alma a commis son premier meurtre à 15 ans. C'était la règle pour entrer dans le gang. D'abord se faire rouer de coups ou violer par une quinzaine de garçons de la Mara (elle a préféré les coups plutôt que le viol). Puis tuer lorsque l'ordre tomberait. «Dans une maison isolée, il y avait une fille plus âgée que moi, blonde, qui suppliait qu'on l'épargne... tout en moi s'y refusait, mais j'ai fini par la tuer. J'étais certaine d'être exécutée moi-même si je n'obéissais pas.»

C'est au Mezquital, un des quartiers les plus dangereux de Guatemala City, la capitale du pays, qu'Alma a grandi. Elle a passé huit ans au sein du gang Barrio 18. Avait-elle le choix ? Désorientée par la mort d'un père alcoolique et l'absence d'une mère assommée de travail, elle a épousé le clan des plus forts, poussée par un élan vital qui lui soufflait que mieux valait infliger la violence plutôt que la subir.

Alma a tué, participé à des viols, à des extorsions. Elle a connu les

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant