Guaino candidat à la primaire de droite, pense à une candidature directe

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    PARIS, 13 juin (Reuters) - Le gaulliste Henri Guaino a 
annoncé lundi sa candidature à la primaire de droite et envisage 
de se présenter directement à la présidentielle de 2017 s'il 
n'obtient pas les parrainages requis pour se mêler à la campagne 
de son camp. 
    L'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, dont il a rédigé 
quelques-uns des discours les plus emblématiques, dit vouloir 
incarner la famille gaulliste, aujourd'hui orpheline selon lui, 
en vue du scrutin des 20 et 27 novembre. 
    "J'y vais parce que j'ai quelque chose à dire. J'en ai assez 
de la pensée unique, des politiques d'austérité. J'en ai assez 
d'une politique qui n'est plus capable, c'est ça le gaullisme, 
de dire non, de temps en temps", a-t-il dit sur France Inter. 
    "Jamais la situation du monde depuis les années 1950 n'a été 
autant propice à quelque chose qui ressemble au gaullisme. Parce 
que jamais le désordre du monde, même depuis la Seconde Guerre 
mondiale, n'a été aussi grand", a également déclaré le député LR 
des Yvelines.  
    "Voilà pourquoi je vais aux primaires d'abord et à 
l'élection présidentielle s'il n'est pas possible de faire 
entendre sa voix dans les primaires", a ajouté Henri Guaino.     
    Une dizaine de candidats se sont déjà déclarés, en attendant 
la probable entrée en lice de Nicolas Sarkozy, lequel a semé ces 
dernières semaines de nombreux indices sur la nature de ses 
intentions.   
    Mais tous ne parviendront sans doute pas à recueillir d'ici 
le 9 septembre les parrainages nécessaires pour valider leur 
candidature - 250 élus, dont au moins 20 parlementaires, et 
2.500 militants.   
    Henri Guaino voit là "un verrou extrêmement important".  
    "Je n'ai pas d'argent, Je n'ai rien. Je n'ai rien que la 
bonne volonté de tous ceux qui voudront bien, avec moi, essayer 
de faire bouger ce système qui est devenu insupportable à tout 
le monde et qui nous conduit depuis 40 ans là où nous en sommes 
aujourd'hui", a-t-il encore déclaré. 
    Les sondages prêtent pour l'heure une avance confortable à 
Alain Juppé sur Nicolas Sarkozy, qui devance lui-même Bruno Le 
Maire et François Fillon, tous deux au coude-à-coude.  
 
 (Simon Carraud, édité par Henri-Pierre André) 
 
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