Gu Kalai : l'affaire qui lève le voile sur les perversions du système chinois

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DÉCRYPTAGE - Gu Kalai, l'épouse de Bo Xilai, dignitaire déchu et ancien maire de Chongqing, a été condamnée à mort avec sursis pour le meurtre du Britannique Neil Heywood. Avec le Web, les luttes de clan et les intrigues des palais rouges sont violemment exposées à la lumière publique.

Une fois de plus, sans parodier Ségolène Royal, on pourra reconnaître que la justice en Chine fonctionne vite. Une gigantesque affaire politico-criminelle qui explose au printemps, et un jugement rendu avant que l'été ne brûle de ses derniers feux. Rondement mené, et rudement bien fait. Le calendrier est parfait, avec un verdict rendu deux bons mois avant le Congrès de l'automne, si important car il intronisera la nouvelle génération de dirigeants chinois.

Le sujet du procès est bien délimité, puisque l'on n'a jugé que Gu Kailai, en laissant dans l'ombre son politicien de mari. Enfin, le verdict est bien calibré. La peine de mort aurait pu susciter des remous, mais on ne pouvait faire moins que la prison à perpétuité. La condamnée elle-même ne juge-t-elle pas que tout cela est mérité, conforme à la vérité et aux intérêts du Parti?

Seulement voilà, cette gestion subtile du plus gros scandale politique de ces vingt dernières années en Chine ne fait que limite

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