GTT: un cours divisé par deux depuis le 11 juin.

le
0

(CercleFinance.com) - Introduite en Bourse en février 2014 en milieu de fourchette, à 46 euros, l'action Gaztransport et Technigaz (GTT) a culminé, le 11 juin 2015 en séance, à 62,63 euros. Un peu plus de six mois plus tard, le titre a été divisé par deux (il s'échange à son plus bas ce midi à 31,41 euros), signe que GTT n'échappe pas à la tourmente induite par la dépression interminable des prix du pétrole. Et maintenant ?

En effet, le Brent s'échangeait encore à plus de 100 dollars en septembre 2014. Puis il s'est engagé dans une spirale baissière qui ne semble pas terminée à ce jour, l'Iran devant revenir en force sur le marché mondiale, et le Brent peine maintenant à rallier les 28 dollars.

Le gaz a-t-il suivi la tendance ? Difficile à dire, le gaz s'échangeant pour partie via des contrats de gré à gré plutôt confidentiels, et pour une autre partie sur des marchés régionaux aux fondamentaux éclatés. Reste qu'aux Etats-Unis, le 'Henry Hub', produit de référence, qui en février 2014 avait bondi à plus de 6 dollars le million de Btu, en vaut à peine 2 à ce jour. En Europe sur le marché spot, le TTF, l'un des principaux produits de référence, dépassait encore les 20 euros/MWh en avril 2015, mais n'en vaut plus qu'une douzaine.

Reste que GTT, bureau d'études spécialisé dans la conception de systèmes de stockage gaziers, dépend moins des prix du gaz que de la demande des armateurs et des chantiers navals pour des navires et installations méthanières. Et ce alors que le négoce du gaz naturel liquéfié semble voué, à long terme, à une belle croissance, avec les premières exportations des Etats-Unis notamment.

Justement : peut-être que pour GTT, le niveau des commandes est le meilleur des indicateurs à surveiller. Le carnet du groupe comptait 99 entrées au 1er janvier 2014. A la fin de cette même année, ce chiffre était passé à 114, puis à 129 au 31 mars 2015, ce qui semble constituer un record.

Réparties sur plusieurs années, ces commandes donnent au groupe une visibilité rare sur son activité future. Du moins si leur niveau s'accroît, et c'est peut-être le problème : au 30 juin 2015, le carnet ne comptait plus que 128 entrées, puis 122 au 30 septembre.

Après une forte augmentation ces dernières années, la flotte mondiale de méthaniers a peut-être grossi un peu trop vite. Peinant à louer leurs navires à bon prix, les armateurs peuvent être tentés de réduire leurs commandes.

Reste que GTT demeure le leader mondial de son secteur, et de loin, devant Moss Maritime. Sa structure de coûts légère lui permet d'afficher une marge nette quasi-unique sur la cote parisienne : de l'ordre de 50% de son chiffre d'affaires. De plus, un peu comme les foncières, l'éligibilité au PEA en plus, le groupe s'engage à redistribuer 80% de ses profits à ses actionnaires.

Justement, que prévoit le consensus à ce jour ? 3,06 euros de bénéfice par action GTT en 2015, puis 3,79 euros en 2016 et 4,02 euros en 2017, à en croire FactSet. Ce qui présage de coupons offrant de copieux rendements de respectivement 8,4%, 10,1% et 11,1% au titre de ces trois exercices. L'action GTT est-elle richement valorisée ? Non pas : à ce jour, ses PER 2016 et 2017 avoisinent les 8 fois seulement.

Prochain rendez-vous inscrit sur l'agenda de GTT : les comptes annuels 2015, attendus au soir du 18 février.

EG


Valeur associée
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant