Groupama renonce à son projet d'introduction en Bourse

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PARIS (Reuters) - L'assureur mutualiste Groupama, qui est confronté à des difficultés financières, a décidé de renoncer à son projet d'introduction en Bourse, déclare son directeur général Thierry Martel dans une interview au Figaro.

Le projet de mise en Bourse de la société française avait déjà été reporté à 2015 à l'automne dernier.

"Nous avons décidé de mettre un terme au projet de cotation du groupe", déclare Thierry Martel dans un entretien dans l'édition de mardi du quotidien, en expliquant que Groupama souhaite désormais privilégier une stratégie de performance plutôt qu'une stratégie de taille.

Thierry Martel, qui a pris la tête de l'assureur en automne dernier après la révocation de Jean Azéma, précise par ailleurs que les discussions en vue d'une cession de Gan Eurocourtage et de ses activités en Grande-Bretagne suivent leurs cours.

"Les deux opérations avancent normalement. Plusieurs candidats se sont manifestés et sont actuellement en data room", déclare-t-il, en confirmant que le choix du repreneur de Gan Eurocourtage sera annoncé le mois prochain.

Il se montre également confiant concernant la fusion de sa filiale Silic avec Icade, la société foncière de la Caisse des dépôts et consignations (CDC).

"J'ai toute confiance dans le succès de cette opération. Le prix auquel nous avons cédé notre participation correspond au prix de marché, comme le démontrent les études des experts", assure Thierry Martel, en réponse aux critiques d'actionnaires minoritaires s'estimant lésés par le prix de la transaction.

Ces opérations s'inscrivent dans le cadre du renflouement de l'assureur français dont la solvabilité financière a été mise à mal par une exposition supérieure à la moyenne aux actions et aux obligations d'Etats de la zone euro.

Contraint de passer d'importantes dépréciations en 2011, Groupama publiera des comptes dans le rouge le 16 mars prochain.

"Il faut (...) s'attendre, en raison de la baisse des marchés actions au second semestre 2011 et de notre forte exposition à la crise grecque à un résultat net déficitaire", explique le dirigeant.

"La crise grecque nous aura coûté un peu plus de 2 milliards d'euros. Par ailleurs, la chute des marchés actions au second semestre 2011 aura pesé à hauteur de 1,2 milliard sur les titres Société générale et à hauteur de 600 millions d'euros sur les titres Veolia", ajoute-t-il.

Gwénaëlle Barzic, édité par Wilfrid Exbrayat

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