Groupama AM préconise une allocation un peu plus offensive

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(NEWSManagers.com) -
Groupama Asset Management campe sur ses positions d'il y a quelques mois, parfois jugées pessimistes mais que ses dirigeants qualifient plutôt de " réalistes" . Les faits n'ont pas vraiment démenti ses prévisions. Les perspectives de croissance et d'inflation dans les pays développés restent durablement faibles. La récession ne fait pas partie du scénario central de Groupama AM qui toutefois ne l'écarte pas complètement en cas de mauvais chiffres macroéconomiques qui viendraient alimenter le pessimisme des acteurs privés.
Reste un tableau général qui ne peut pas soulever l'enthousiasme. La croissance américaine est affectée pour encore un moment par la crise immobilière et le désendettement des ménages, forcé par le secteur bancaire qui applique toujours des conditions de crédit drastiques, face à la poursuite de la montée des défauts sur les crédits hypothécaires. Cela dit, il n'y a pas à ce stade de dynamique récessive. Groupama AM estime toutefois qu'il faudra surveiller tout particulièrement deux indicateurs : l'indice ISM manufacturier qui devrait fortement baisser durant les prochains mois pour avoisiner les 45 (niveau qui ne correspond pas à une récession) et l'emploi qui devrait stagner dans le secteur privé.
Côté européen, la croissance est aussi durablement touchée par la crise de la dette publique et privée dans certains pays, qui va entraîner certains pays périphériques dans la récession (Grèce, Portugal, Espagne, Portugal). La croissance allemande qui devrait rester satisfaisante devrait toutefois permettre à la zone euro d'éviter une nouvelle récession.
En outre, les pays développés dans leur ensemble vont continuer à bénéficier du soutien des pays émergents et de la Chine en particulier où la croissance et l'inflation restent sous contrôle. Même si dans le cas de la Chine, le problème de la bulle immobilière, avec des prix de 20% à 30% au-dessus de leurs fondamentaux, constitue une menace bien réelle.

Dans cet environnement contraint, les politiques monétaires de la Fed et de la BCE vont rester accommodantes. L'environnement économique et la situation des banques nécessitent toujours beaucoup de soutien. Les banques centrales ont une marge de man?uvre des plus réduites et il n'y aura pas de changement à l'horizon de douze mois. La BCE ne devrait pas modifier ses taux avant juin 2012, la Fed pas avant janvier 2012.

Dans cette configuration, la politique d'allocation se veut plus offensive, mais dans des proportions très modérées, avec pour le portefeuille c?ur une composition à 52% d'actions, 48% d'obligations et pas de cash. Le compartiment taux est surpondéré sur la zone euro et sur les Etats-Unis mais sous-pondéré sur le Japon. Le compartiment actions est surpondéré sur l'Europe et l'Asie, neutre sur le Japon mais sous-pondéré sur les Etats-Unis, en raison notamment d'une moindre progression des bénéfices en 2011, plutôt à un chiffre qu'à 20% ou 25% comme le veut le consensus.

Groupama AM estime que les valorisations restent très intéressantes malgré la belle progression des marchés actions depuis début juillet. Le haut rendement des actions constitue un facteur de soutien important, surtout dans un environnement de taux bas, tout comme le retour de l'appétit pour les fusions-acquisitions.

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