Groupama AM adopte une quatrième voie de la gestion flexible

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(NEWSManagers.com) - Dans la mesure où les approches d'allocation classiques ont déçu, où l'intégration des classes d'actifs alternatives " s'est avérée problématique" et où l'allocation dynamique s'est révélée finalement peu flexible, Groupama Asset Management avec, désormais, sa nouvelle plate-forme Sigma (lire nos articles du 9 mars, du 18 avril et du 26 mai) ont opté pour une quatrième voie, en misant sur la multigestion, multi-classes d'actifs et sur toutes les zones géographiques. " C'est une formule incontournable" a expliqué de 14 juin Jean-Marie Catala, directeur général délégué et directeur du développement.
Il s'agit à présent pour Groupama de populariser cette catégorie de produits tant auprès des particuliers, qui ont déjà assez bien " mordu" , notamment au sein des contrats en unités de compte, que des investisseurs institutionnels (dont quelques fonds de pension italiens), parfois gênés par l'aspect " fonds de fonds" .
Les encours en multigestion flexible chez Groupama AM représentent environ 500 millions d'euros (fonds et mandats), dont quelque 300 millions de souscriptions nettes sur les cinq premiers mois de cette année (les meilleures ventes de la maison, avec les monétaires), ce à quoi s'ajoutent 250 millions d'euros de mandats de gestion flexible en direct.
La maison aligne deux fonds purs avec des positionnements différents. D'une part, le Groupama FP Allocation CT, avec un objectif de surperformance d'un point de pourcentage par rapport à l'Eonia sur un horizon d'un an, avec une volatilité maximale de 2 % et une perte maximale sur 12 mois glissants de 1 %. D'autre part, le Groupama FP Flexible Allocation, qui vise 7 % de performance annualisée sur un horizon 5 ans, avec 8 % de volatilité maximale et 10 % de perte maximale.
Historiquement, cette dernière formule a permis de limiter la perte à 15-20 % de celle du MSCI monde de fin juillet 2008 à début mars 2009, puis de capter 30 % de la hausse sur les treize mois au 9 avril 2010, a souligné pour sa part Henri Chabadel, directeur des gestions Sigma. Ces résultats découlent d'une approche semi-quantitative inspirée du modèle de la gestion à coussin et calibrée de manière à gérer le risque de perte sur l'horizon d'investissement, complétée d'une couche qualitative. Cette gestion qualitative se traduit par le recours à diverses classes d'actifs le plus souvent pour diminuer le risque (obligations d'Etat, indexées ou non, or, matières premières, volatilité, portage d'alpha) ainsi que par la sélection de fonds gérés activement et, si possible, asymétriques. L'équipe de gestion, de plus, " sécurise régulièrement le plancher de performance acquis" .

info NEWSManagers

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