Grosso : " C'est un rêve de gosse "

le
0
Grosso : " C'est un rêve de gosse "
Grosso : " C'est un rêve de gosse "

Arrivé il y a dix jours dans le groupe des Bleus pour pallier l'absence de Yoann Huget, Rémy Grosso va faire ses grands débuts avec l'équipe de France face au Canada, jeudi. Un événement pour ce jeune joueur qui ne se met pas de pression.

Rémy Grosso, une première sélection, qui plus est en Coupe du monde, ça va donner beaucoup d’émotions…
Oui, c’est énorme... Je m’apprête à jouer un match en équipe de France. C’est un rêve de gosse. J’essaie de ne pas me mettre trop de pression et de l’aborder comme un match de rugby normal.

Quand avez-vous appris votre titularisation ?
Officiellement aujourd’hui. Après on a eu quelques pistes à l’entraînement pendant la semaine.

Demandez-vous des conseils à vos coéquipiers ?
Pas forcément des conseils mais j’essaie de trouver des automatismes comme on peut en avoir en club. J’échange avec eux sur leur manière de jouer, comment ils sentent le jeu. C’est important pour avoir le minimum de repères. Je ne vais pas non plus bombarder tout le monde de questions, eux aussi ont un match à préparer.

« Ça va monter tout seul à partir de demain »

Comment avez-vous géré ces dix derniers jours ?
C’est vrai que cette dernière semaine a été particulière. A vrai dire j’ai géré ça très simplement. J’ai pris la chance qui m’était donnée. Je n’y pensais pas forcément même si je l’avais dans un coin de la tête. Etonnement je ne me mets pas trop de pression. Après ça va monter tout seul à partir de demain mais tout est arrivé très naturellement.

L’histoire est belle…
Il faut également qu’elle soit belle pour le groupe. Il ne suffit pas qu’un seul individu soit comblé. Derrière, il y a des résultats collectifs. On est un sport collectif. C’est merveilleux ce que je vis mais il y a des objectifs précis. Je dois jouer ma carte à fond pour le collectif.

Titulaire face au Canada, ça donne des idées pour la suite ?
Je me focalise sur ce premier match. Je n’ai aucune prétention. Après, on me donne ma chance. Je vais y aller à fond. On verra après ce qui se passera. Pour l’instant, je ne pense qu’au Canada, la suite, on verra après…

« Ne pas être spectateur de l’événement »

On se pose beaucoup de questions avant son premier match en Bleus ?
J’essaie de ne pas trop m’en poser. Je n’ai pas envie de me prendre la tête. C’est ma première sélection, en Coupe du monde... Mais je vais prendre les choses en main pour ne pas être spectateur de l’événement.

Quels sont vos objectifs sur ce match ?
Déjà la victoire ! Après, avoir le moins de déchet possible, faire ce qu’on attend de moi et apporter une plus-value à l’équipe.

Aile droite ou gauche ?
C’est vrai que j’ai une préférence pour jouer sur l’aile gauche que ce soit à Lyon ou à Castres. On a parlé avec Brice (Dulin). Lui n’accorde pas trop d’importance au côté donc je vais jouer à gauche, là où j’ai le plus de repères. Après si on me demande de jouer à droite, je ne vais pas faire le difficile.

« J’ouvre grand les yeux et les oreilles »

Ça vous a aidé de retrouver Remi Talès dans le groupe ?
Depuis le début, le fait d’être avec Remi Talès m’a beaucoup aidé. Que ce soit pour m’intégrer ou pour comprendre le plan de jeu, il a toujours été là pour répondre à mes questions. Aborder ce match avec lui ce n’est que du positif.

Êtes-vous attentif à tout ce qui se passe dans le groupe ?
Oui c’est clair. J’ouvre grand les yeux et les oreilles pour ne pas manquer une miette de ce qui se passe. J’ai eu un entretien avec Patrice (Lagisquet) qui m’a bien aiguillé. Il m’a demandé si j’avais des questions. On a échangé sur le jeu, ça a été express mais l’intégration s’est bien passée sur ce plan-là.

On vous a demandé de jouer d’une certaine manière ?
Que ce soit à Castres ou en équipe de France, l’objectif est le même. Je veux peser sur le jeu autant en défense qu’en attaque. Il faut être présent, agressif sur la ligne. Je vais faire ce que je fais depuis des années au CO et ce pourquoi on m’a pris. Je ne veux pas subir l’événement. Je suis là pour jouer au rugby.

Propos recueillis par notre envoyé spécial en Angleterre, Jean-François Paturaud

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant