Grèves : la CGT-Cheminots joue la montre

le , mis à jour à 12:03
15
Grèves : la CGT-Cheminots joue la montre
Grèves : la CGT-Cheminots joue la montre

Comment sortir de la grève à la SNCF ? Deux ans après le mouvement des cheminots contre la réforme ferroviaire, cette question est une nouvelle fois posée à la CGT. En juin 2014, Gilbert Garrel, le patron du syndicat, avait convenu d'une sortie de grève avec Frédéric Cuvillier, alors secrétaire d'Etat aux transports, avant de faire marche arrière à peine sorti de réunion. Il faut dire que les courants opposés sont toujours aussi présents chez le premier syndicat de la SNCF, entre cégétistes modérés et cégétistes plus extrémistes.

 

Pour preuve, les différentes positions sur la loi El Khomri. Si la tête du syndicat ne réclame plus le retrait du texte, une partie de sa base exige au contraire son abandon, comme chez les cheminots de Versailles (Yvelines). « Tant que ce texte scélérat n'est pas retiré, j'imagine mal la direction de la CGT-Cheminots nous demander d'arrêter la grève », estime Matthieu Bolle-Reddat, secrétaire de l'organisation à Versailles, où hier plus de 200 agents sur 700 étaient encore en grève.

 

Un noyau dur

 

Pas étonnant alors que la direction de la CGT-Cheminots abandonne la poursuite du mouvement aux résultats des assemblées générales des grévistes. « Ils ont tellement chauffé à blanc leurs militants qu'ils ne peuvent pas dire : on arrête la grève sur un texte qui a été négocié par la CFDT, analyse cette source proche de la CGT-Cheminots. Ils ont donc choisi le pourrissement. » Sauf que le mouvement ne s'essouffle pas. « Sur les trois derniers jours, le nombre de grévistes reste stable, autour de 8,5 %, c'est le noyau dur, indique une source interne de la SNCF. Et, si le trafic s'améliore, c'est uniquement parce que nous avons rappelé plus de cheminots, qui étaient notamment en repos ou en congés. »

 

Et ce ne sont pas les annonces de Manuel Valls, mercredi, sur le soutien financier de l'Etat à la SNCF qui sont de nature à offrir une porte de sortie à la ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • a.mabire il y a 10 mois

    c'est bien une lutte des classes entre nantis de la SNCF qui ne foutent rien et pauvres salariés du privé qui essayent de bosser

  • M5441845 il y a 10 mois

    Entre Easy Jet et les autobus, ils peuvent continuer leur grève, ils ne me gênent même plus...

  • M8603854 il y a 10 mois

    ... et les bolcheviks feront la peau à Martinez.

  • macgiver il y a 10 mois

    A force de jouer, ils vont finir par gagner... comme à la SNCM!

  • Moncher il y a 10 mois

    Oh la vilaine censure de mon message quand je dis qu'ils ont des têtes de quons! c'est pas bien !

  • Moncher il y a 10 mois

    Rien que de voir la tronche de leurs représentants à la TV, t'es mort de rire ! Lol de LolIls portent l'intelligence sur eux !

  • dotcom1 il y a 10 mois

    Faut pas reculer, surtout après avoir tenu aussi longtemps.

  • Patio38 il y a 10 mois

    Le gouvernement, s'il avait encore un minimum de jugeote devrait laisser pourrir cette grève et ne faire aucune concession. Que leur grève s'enlise, ils ne pourront pas vivre sans salaire pendant des mois et finiront par lacher. C'était le bon moment pour faire une VRAI réforme de fond dans cette entreprise don't la CGT et Sud tirent les ficèlesz depuis des années

  • ref1929 il y a 10 mois

    certains jouent la montre, d'autres le pourrissement... qui est sensé donner une bonne image du pays au monde... certainement pas les syndicats...

  • jpmay il y a 10 mois

    Cégétistes ...quitter la France puisque vous êtes malheureux...