Grèves et manifestations contre "l'austérité"

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MANIFESTATIONS CONTRE "L'AUSTÉRITÉ"
MANIFESTATIONS CONTRE "L'AUSTÉRITÉ"

PARIS (Reuters) - Des milliers de personnes ont fait grève et manifesté jeudi "contre l'austérité" à Paris ainsi que dans les grandes villes françaises à l'appel de quatre organisations syndicales (CGT, FO, FSU et Solidaires).

La CFDT, pour qui "il n’y a pas de politique d’austérité", reste à l’écart, tout comme les autres syndicats réformistes.

Peu de perturbations étaient attendues dans les transports en dehors du ciel, où l'appel à la mobilisation a coïncidé avec la grève lancée depuis la veille par le premier syndicat de contrôleurs aériens.

En revanche, les écoles ont été perturbées, plusieurs syndicats d'enseignants, dont le SNUipp-FSU et le Snes-FSU, ayant appelé à cesser le travail pour dénoncer notamment le blocage des salaires des fonctionnaires depuis 2010.

Un appel à la mobilisation a été lancé à France Télévisions, alors que Radio France est en grève depuis plus de trois semaines. A Paris, la Tour Eiffel devait rester fermée jusqu'à 18H00, les personnels d'exploitation du monument payant le plus visité au monde s'étant joints au mouvement.

Force ouvrière met en avant les grèves tandis que la CGT mise sur la manifestation parisienne, à laquelle doivent se joindre 18.000 personnes venues de province. 82 manifestations étaient programmées en province, selon le syndicat.

Les leaders de FO et de la CGT, Jean-Claude Mailly et Philippe Martinez, ont pris la tête du cortège parisien, qui s'est ébranlé vers 13H00 de la place de l'Italie pour rejoindre les Invalides.

Cette manifestation est un enjeu pour le dirigeant de la CGT qui, élu en début d'année, teste la stratégie contestataire qu'il déploie depuis son arrivée.

A Toulouse, entre 4.000 personnes selon la police, et 8.000 selon les manifestants ont défilé de la place Arnaud-Bernard jusqu'à celle du Capitole. Personnels de l'aviation civile, des hôpitaux, de Pôle emploi, des caisses d'allocations familiales, enseignants, et chercheurs ont défilé aux côtés de quelques salariés du secteur privé, moins représentés.

"Nous sommes là pour lutter contre le projet de loi Macron et pour tenter d'infléchir la politique de ce gouvernement qui se dit de gauche", a déclaré Pierre Tommasi, secrétaire CGT chez Thalès Alenia Space.

"Il faut une meilleure répartition des richesses et des bénéfices des entreprises, davantage pour les salariés et l'investissement, moins pour les actionnaires", a-t-il ajouté.

Plus de 4.000 personnes, selon la police, ont manifesté dans les rues de Lyon. "L'austérité dans la fonction publique entraîne une aggravation du chômage. Ce sont les salariés qui en font, directement et lourdement les frais, mais aussi le public" regrette Nathalie, infirmière hospitalière.

En revanche, à Strasbourg, les manifestants n'étaient que 850, selon la police, et 1.500 selon les organisateurs.

(Gérard Bon, avec Johanna Decorse, Catherine Lagrange et Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse)

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  • M940878 le jeudi 9 avr 2015 à 14:27

    les naufrageurs d'entreprises en pleine action