Grève SNCF : les points de la négociation qui fâchent les cheminots

le , mis à jour à 08:20
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Grève SNCF : les points de la négociation qui fâchent les cheminots
Grève SNCF : les points de la négociation qui fâchent les cheminots

Une convention collective qui permettrait plus de flexibilité et donc plus de compétitivité. C’est l’objectif recherché par les responsables des entreprises ferroviaires installées en France et réunies au sein de l’UTP (l’Union des transports publics et ferroviaires). Pour y parvenir, le statut du cheminot de la SNCF n’est pas remis en cause. Les négociateurs ne touchent pas non plus aux 35 heures par semaine, ni à leur avantageux système de retraite et encore moins aux facilités de circulations qui permettent de voyager à des tarifs préférentiels. La négociation de la convention collective porte uniquement sur les règles d’emploi des travailleurs du rail.

Guillaume Pepy, le patron de la SNCF, le répète régulièrement : « Il faut que chaque heure payée soit une heure productive. » Selon une estimation de l’entreprise, un employé du privé est 20 % plus productif qu’un agent de la SNCF. « Dit autrement, les agents de la SNCF sont 20 % plus chers que leurs homologues des entreprises privées », avance un spécialiste.

Résultat, le texte de l’UTP souhaite notamment modifier les règles de prise de service. « Aujourd’hui, par exemple, quand un conducteur qui habite le sud de l’Oise doit prendre son service à Paris, il est indemnisé et son temps de trajet à l’aller et au retour est inclus dans son temps de travail, détaille Cyrille Vainsonneau, l’un des secrétaires nationaux de la Fédération générale autonome des agents de conduite (Fgaac-CFDT). Demain, en dessous de 50 km de distance de son domicile, ce trajet sera pris sur son temps de repos. » Inacceptable pour tous les syndicats et notamment pour l’Unsa-Ferroviaire. « C’est aussi une perte de revenus, dénonce Marc Baucher, secrétaire général. Cela peut représenter plusieurs centaines d’euros par mois. »

QUESTION DU JOUR. Comprenez-vous la grève à la SNCF ?

Autre flexibilité demandée, le nombre de nuits passées en dehors du ...

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  • vermenti il y a 7 mois

    Le reflet malheureux de l'humain, tout est résumé dans ce genre de revendications indécentes quand on regarde le contexte général.Comment un pays peut il s"en sortir quand on est si égoiste. La plupart des personnes défendent leurs petits acquis...Mais nos enfants que vont ils faire ...Aun moment donné, il faut être un peu plus adulte et se dire que l'on est quand même pas si malheureux...on a un job à vie, un salaire largement dans la moyenne, on peut voyager gratis, alors stop ....

  • M1765517 il y a 7 mois

    surtout on ne touche à rien pepite a trop peur pour sa bonne gestion déficitaire ! Je pense sans problème que je ferai mieux !

  • M8252219 il y a 7 mois

    Les avantages des salariés SNCF : jusqu'à 17 à 32 jours de congés supplémentaires, télétravail, jusqu'à 1410 à 2310€ de primes, intéressement ou participation, self, tickets restaurant, complémentaire retraite, voyages gratuitement eux et toute la famille. A peine 32 heures de travail effectif par semaines.

  • dcabon il y a 7 mois

    Moi quand je vais au boulot ou quand j'en reviens, on ne me pose pas la question de savoir si on doit me payer ou me prendre le temps sur mon temps de repos !!! Et malgré tous ces avantages scandaleux, ils trouvent le moyen de faire grève largement plus souvent que les autres et de profiter de leur situation de monopole ! Comme à la SNCM, il faut les déboulonner !!!

  • awsdf il y a 7 mois

    Un statut aussi généreux que le leur ça se mérite. La je vois pas du tout ce qui le justifie dans le service, la qualité, ou encore le coût pour les clients

  • awsdf il y a 7 mois

    Statut totalement scandaleux.

  • MIKE3000 il y a 7 mois

    À mettre en faillite et à privatiser de toute urgence!