Grève SNCF : «Cette réforme est indispensable», martèle Manuel Valls

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Grève SNCF : «Cette réforme est indispensable», martèle Manuel Valls
Grève SNCF : «Cette réforme est indispensable», martèle Manuel Valls

Le voici enfin discuté au Parlement, ce fameux texte qui provoque la colère de cheminots. Ce mardi après-midi, le projet de réforme ferroviaire commence à être examiné par les députés, après 18 mois de négociations. Malgré la grogne dans les gares qui bloque les usagers de la SNCF depuis une semaine, l'exécutif n'entend pas faire marche arrière. «Parce que cette réforme est indispensable», a martelé Manuel Valls. Le Premier ministre l'a assuré lors des questions au gouvernement : son équipe «est déterminée pour que cette réforme puisse aboutir. » 

Alors que plusieurs centaines de salariés de la SNCF ont manifesté à Paris et en région au septième jour de grève, le secrétaire d'Etat aux Transports Frédéric Cuvillier, a tenu à préciser au micro de l'hémicycle que «cette réforme ne porte en rien aux droits existants.» En clair, que le statut des cheminots n'est pas concerné par ce texte. Suffisant pour rallier toute la gauche autour de ce texte? Non. Si les élus socialistes et écologistes vont faire corps derrière le gouvernement, les députés communistes, qui soutiennent les grévistes, ont déjà fait savoir qu'ils voteraient contre. 

>> A LIRE. Sondage : trois Français sur quatre opposés à la grève des cheminots

Valls tacle les communistes

Parce que la loi «ne va pas résoudre la question de la dette», a jugé André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme, pour qui cette dette du ferroviaire doit être reprise par l'Etat. Le chef de file du Front de gauche a dans sa manche une soixantaine d'amendements. Objectif : faire plier le gouvernement ou, à défaut, maintenir la pression dans l'hémicycle pour soutenir les grévistes à l'extérieur du Palais Bourbon. Une tactique dénoncée par Valls : «Il y a des inquiétudes légitimes, mais des garanties ont été apportées sur le terrain social, qui répondaient aux demandes d'un syndicat en grève, monsieur Chassaigne. Vous le savez, ces ...

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  • ppetitj le mercredi 18 juin 2014 à 08:59

    Alignement du public sur le privé...C'est facile EGALITAIRE et FRATERNEL...Tiens 2 mots de la république francaise inscrits sur le fronton des mairies....A moins que la SNCF ne fasse pas partie de la république...

  • M898407 le mardi 17 juin 2014 à 18:17

    Mais qu'attend le gouvernement pour faire licencier ces dangereux fossoyeurs de la SNCF ??? Pendant combien de temps va t'on encore les laisser perturber la majorité qui essaie de travailler normalement ???

  • frk987 le mardi 17 juin 2014 à 17:05

    En 50 ans il y a eu combien de tentatives de réformes à la SNCF ???? Mis à part la semaine ou le mois de grève associés à chaque tentative, le résultat c'est toujours zéro.La seule solution : privatiser ce bazar et virer tous ceux qui refusent le nouveau statut.