Grève mardi à Paris contre les nouveaux rythmes scolaires

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APPEL À LA GRÈVE MARDI DANS LES ÉCOLES PRIMAIRES PARISIENNES
APPEL À LA GRÈVE MARDI DANS LES ÉCOLES PRIMAIRES PARISIENNES

PARIS (Reuters) - Des syndicats d'enseignants appellent à la grève mardi dans les écoles primaires parisiennes pour protester contre les nouveaux rythmes scolaires, à la veille de la présentation du projet de loi pour la refondation pour l'école.

Une journée d'action nationale est également prévue mercredi à l'appel d'une intersyndicale qui réclame le report de la mise en oeuvre de la semaine de 4 jours et demi officiellement prévue pour la rentrée 2013.

Selon le projet de décret du gouvernement, les communes ont jusqu'au 8 février pour saisir le département et demander un report d'un an de l'entrée en vigueur de la réforme, soit à la rentrée 2014.

"Il faut changer les rythmes scolaires mais pas n'importe comment", estime le SNUipp-FSU, premier syndicat des enseignants du primaire, qui prévoit d'adresser mercredi 101 interpellations pour "un vrai changement" au ministre de l'Education Vincent Peillon.

Le SNUipp-FSU, qui prône un report de la mesure à la rentrée 2014, se dit toutefois ouvert à des modifications dès 2013 "dans la mesure où les conditions de réussite seraient réunies localement et que ces propositions émaneraient des conseils d'école."

Selon la Mairie de Paris, 84% des enseignants parisiens ont indiqué leur intention de faire grève et le service minimum d'accueil (SMA) ne pourra être assuré que dans 66 des 624 établissements concernés par ce dispositif qui s'applique lorsque le taux de grévistes dépasse 25%.

"MOUVEMENT MASSIF"

"Ce mouvement de grève est massif (...) Compte tenu du nombre restreint d'agents disponibles, le SMA ne pourra être organisé que dans 66 écoles parisiennes", indique la Mairie dans un communiqué.

La ville invite les parents à s'informer dès lundi via les tableaux d'affichage placés à l'entrée des écoles sur la mise en place ou non d'un SMA dans l'établissement de leur enfant.

François Hollande s'est engagé en octobre à procéder à une refonte de l'école avec la volonté de mettre en oeuvre des changements structurels plutôt qu'une énième réforme.

Un fonds spécifique de 250 millions d'euros va être débloqué en 2013 pour aider les collectivités à financer la prise en charge des enfants pendant les heures réaménagées par la réforme.

A Paris, le Front de Gauche appelle Bertrand Delanoë à reporter une réforme "bâclée" qui "dégrade sensiblement les conditions de travail des enseignants."

Le maire socialiste a fait part début janvier de son intention de mettre en oeuvre la réforme des rythmes scolaires dès 2013 dans sa ville.

"Rien n'indique qu'elle permettra de lutter contre les inégalités scolaires qui existent à Paris, comme ailleurs. C'est à cette question qu'une réforme de l'école devrait s'atteler", estime Ian Brossat, président du groupe PCF-PG au conseil de Paris.

A l'UMP, on dénonce une réforme qui n'est "ni financée, ni correctement préparée" et un calendrier "trop serré et complètement irréaliste".

"Le retour à la semaine de quatre jours et demi représente un coût important pour les collectivités, qui n'a pas du tout été évalué", a dénoncé la semaine dernière le secrétaire national à l'Education de l'UMP, Franck Riester, dans un communiqué.

"Les questions de la prise en charge financière de l'accueil périscolaire ou des transports scolaires n'ont toujours pas été tranchées, et ce n'est pas la dotation de 50 euros par élève promise aux communes qui permettra de résoudre cette équation", a-t-il ajouté.

Marine Pennetier et Marion Douet, édité par Yves Clarisse

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  • dbourbie le lundi 21 jan 2013 à 18:13

    ca commence,après avoir mis le ps au pouvoir

  • janaliz le lundi 21 jan 2013 à 18:05

    Les anti tout sont de retour. Dégradation des conditions de travail des enseignants. Je me marre... De qui se moque-t-on ?