Grève dans les centrales nucléaires : comment EDF se prépare au pire

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Même en cas de grève, l'arrêt des réacteurs reste peu probable et peut toujours conduire à une réquisition de membres du personnel.
Même en cas de grève, l'arrêt des réacteurs reste peu probable et peut toujours conduire à une réquisition de membres du personnel.

Après s'être attaqué aux carburants, le mouvement de grève menace l'activité des centrales nucléaires. À l'appel de la CGT énergie, les salariés de la centrale de Nogent-sur-Seine, dans l'Aube, ont voté la grève et l'arrêt de la production d'électricité à partir de ce jeudi 26 mai. Située à 100 kilomètres au sud-est de Paris, la centrale possède deux réacteurs, dont un déjà l'arrêt en raison d'un problème technique. « On fera en sorte de ne pas le redémarrer », a déclaré Arnaud Pacot, secrétaire général CGT énergie Aube. Et pour le réacteur numéro 2, « il y aura une baisse de charge avec l'idée de l'arrêter totalement ». La production de la centrale, une des 19 en activité sur le territoire, produit environ 3 % de la production électrique totale.

Si EDF se garde bien d'avancer le moindre pronostic sur l'ampleur du mouvement, le groupe assure avoir des réponses pour chaque scénario. En cas de baisses de charge, EDF entend jouer d'abord sur les différents modes de production d'électricité. Aujourd'hui, les capacités de production électrique sont de 67 % pour le nucléaire, 21 % pour l'hydraulique et 12 % pour le thermique. Cette dernière solution, « plus chère et plus polluante, n'a été utilisée qu'à hauteur de 1,5 % l'an dernier. Et nous avons aussi des stocks d'eau dans les barrages pour accroître la part d'hydraulique si besoin », explique une porte-parole d'EDF au Point.fr.

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