Grève à l'AP-HP : «75% des urgentistes sont en burn-out», assure Pelloux

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Grève à l'AP-HP : «75% des urgentistes sont en burn-out», assure Pelloux
Grève à l'AP-HP : «75% des urgentistes sont en burn-out», assure Pelloux

Journée de grève ce jeudi à l'AP-HP, où l'ensemble des syndicats dénonce le projet de réforme des 35 heures porté par la direction. 

Sur RTL, Martin Hirsch assure que «ce n'est pas la fin des 35 heures ni des RTT, ce sont les 35 heures organisées autrement. Depuis 15 ans, «l'hôpital a complètement changé ; on doit se réorganiser», avance le directeur général de l'AP-HP. «Les gens qui travaillent à l'hôpital ne sont pas des privilégiés, ils ont le boulot le plus dur possible. L'organisation telle qu'elle est génère du stress pour les patients et pour le personnel. Il y a des agents qui n'auront pas exactement le même nombre de RTT, il y a des choses que l'on va rediscuter», détaille-t-il. «Quand on a mis en place les 35 heures, on a fait comme si on ne changeait rien. C’est-à-dire que les gens ont travaillé à peu près les mêmes durées de jour qu'avant les 35 heures, sauf qu'on a ajouté des RTT», regrette-t-il.

VIDEO. Martin Hirsch : «Ce sont les 35 heures organisées autrement»

L'urgentiste Patrick Pelloux estime pour sa part qu'il est «difficile de faire des aménagements économiques sans faire d'aménagements sociaux. Mais ceci ne prend pas en compte les salariés». «On écoute de moins en moins les personnels qui sont au lit du malade. Les charges de travail ont augmenté. Avec la tarification à l'activité on nous demande de travailler toujours plus», dénonce-t-il sur France Inter. «Ce n'est pas aux salariés de rendre des RTT pour ne pas perdre d'emplois. Quand on voit les bénéfices des multinationales qui rachètent des hôpitaux, des Ehpad (NDLR : Etablissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes), c'est à elles de payer», estime-t-il.

Réagissant à un témoignage d'infirmier dans «Libération» qui décrit des personnels «en train de péter les plombs, qui tombent comme des mouches, arrivent au travail en pleurant et qu'on accompagne à la médecine du travail pour éviter ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


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