Grève à Air France : les pilotes appellent la direction à de «vraies négociations»

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Grève à Air France : les pilotes appellent la direction à de «vraies négociations»
Grève à Air France : les pilotes appellent la direction à de «vraies négociations»

Les «négociations sont très difficiles, bloquées.» Au premier jour d'une grève contre le projet de développement des filiales low-cost d'Air France-KLM, qui a cloué la moitié des avions au sol ce lundi, les syndicats de pilotes d'Air France appellent la direction de la compagnie à de «vraies négociations».

Le syndicat SNPL Air France Alpa, majoritaire chez les pilotes, prévient : «La grève ne peut être que la seule réponse à cette non-concertation (...) tant que la direction ne changera pas de philosophie, la grève se poursuivra», a averti lundi après-midi le président du SNPL Jean-Louis Barber. Selon lui, «ce sera encore plus difficile» mardi et le trafic sera «peut-être arrêté» mercredi.

Le Syndicat des pilotes d'Air France (Spaf), deuxième chez les pilotes, a aussi estimé que «rien n'a avancé» et décidé de prolonger jusqu'au 20 septembre son préavis de grève reconductible de 4 jours (15 au 18). «La direction tente encore de nous convaincre qu'on est trop chers et nous incite à aller travailler pour Transavia», a indiqué son porte-parole Julien Duboz.

«Développer Transavia oui, mais pas à n'importe quelles conditions»

Les syndicats de pilotes d'Air France s'opposent aux modalités de développement de Transavia et Hop!, prévues dans le nouveau plan stratégique de la direction «Perform 2020». «Nous ne sommes pas contre le développement de Transavia mais pas à n'importe quelles conditions», tel qu'il est actuellement conçu, le projet est «irresponsable», estime Jean-Louis Barber.

Alors qu'un plan de départs volontaires a été ouvert en août pour 200 des 3.760 pilotes d'Air France, Perform 2020 prévoit de faire passer la flotte de Transavia en France de 14 à 37 avions en cinq ans et d'ouvrir de nouvelles bases en Europe dès 2015. Avec la possibilité d'embaucher des pilotes sous contrat local, sans les garanties sociales françaises. Le SNPL, qui appelle ses pilotes à ...

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