Greta Gerwig, superhéroïne comique

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Greta Gerwig dans le film américain de Noah Baumbach, "Mistress America".
Greta Gerwig dans le film américain de Noah Baumbach, "Mistress America".

La comédie, coécrite avec le réalisateur Noah Baumbach, offre à l’actrice un rôle hors du commun.

L’avis du « Monde » - à ne pas manquer Parce que Tracy, la narratrice de Mistress America, est jeune, perdue dans les corridors du Barnard College de New York et dans les rues de la ville, parce qu’elle a une tête à jouer dans la série «  Girls  » (et pour cause, Lola Kirke, qui l’interprète, est la petite sœur de Jemima, l’un des piliers de la fresque néoféministe de Lena Dunham) et le comportement qui va avec (mélange d’arrogance et de timidité), on se dit, pendant un instant, que Noah Baumbach et Greta Gerwig ont coécrit ce film devant leur télévision, le soir, après le bureau.

Un instant seulement, parce que Tracy n’est à l’écran que pour rencontrer un fabuleux personnage de cinéma, Brooke (Greta Gerwig), et que ce personnage va transporter ce petit (par sa durée et la modestie générale de ses moyens) film dans un monde plus grand que nature, celui du dérèglement des rapports humains, des coïncidences catastrophiques – de la comédie frénétique.

Tourbillon mondain alternatif Comme Tracy s’ennuie à l’université («  C’est comme une fête où on ne connaît personne  », se lamente-t-elle), sa maman lui conseille d’appeler Brooke, la fille de l’homme qu’elle – la maman – s’apprête à épouser. En désespoir de cause, Tracy, qui s’épuise à courir après un de ses condisciples et à essayer d’intégrer un club littéraire, appelle Brooke, pour découvrir une créature hors du commun.

La trentaine passée, la future «  demi-sœur  » continue de vivre dans un monde d’infinies possibilités,...

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