Grenoble croit en l'exploit

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Grenoble jouera sa première demi-finale européenne de son histoire face aux Harlequins ce vendredi en Challenge Cup (20h45). Les Isérois ne partent pas favoris mais leur victoire en quart a amené beaucoup d’espoirs. Le FCG veut croire en ses capacités et à une qualification historique pour la finale à Lyon.

Grenoble veut jouer les troubles fêtes. Sur le terrain des Harlequins, en demi-finale de la Challenge Cup, les Isérois ne partent pas favoris. Déjà heureux d’être présent à ce stade de la compétition après une victoire à l’arraché en quart de finale face au Connacht (33-32), les hommes de Fabrice Landreau ont envie de se hisser en finale. « C’est une demi-finale qui ne sera que du bonus, on a rien à perdre et on va y aller libéré » déclarait Jonathan Wisniewski sur le site du club. Le FCG veut croire en ses chances et devra tout mettre en œuvre pour créer l’exploit. Pour cette préparation, les Grenoblois ont opté pour la méthode douce. Pas question de risquer de se blesser avant ce rendez-vous historique. « Du repos, de la glace, de la cryothérapie, beaucoup de vidéo et très peu de terrain, ça va être ça la recette, a expliqué Fabrice Landreau sur le site de l’EPCR. Qu'ils ne courent pas, qu'ils ne prennent pas de choc, de traumatisme. On vient d’enchaîner quelques matchs à haute intensité. On va essayer d'être très light pour se préparer à l'exploit. » Mais les joueurs de Grenoble ne se sont pas mis dans les meilleures conditions pour aborder cette demi-finale. Les coéquipiers de Chris Farrell ont été défaits le week-end dernier au Stade des Alpes face à Castres. Une défaite qui met fin aux rêves de phases finales en Top 14. Mais avant cela, les hommes entraînés par Bernard Jackman étaient sur une pente ascendante avec quatre victoires consécutives toutes compétitions confondues. Les Grenoblois étaient peut-être probablement déjà tournés vers la Coupe d’Europe.  

Les Harlequins pas si souverains

  Vainqueur des London Irish en quart de finale (38-30), les Harlequins ne sont pas dans une forme étincelante. Leur dernière défaite face aux Saracens (22-12) a montré l’écart entre un demi-finaliste de Champions Cup et de Challenge Cup. L’équipe de Danny Care reste sur trois défaites lors de ses cinq derniers matchs. Le FCG peut donc prétendre à battre les Anglais en cas de grosse performance. Néanmoins, les Londoniens sont prévenus et ne prennent pas leur adversaire de haut. « J’ai joué plusieurs fois contre cette équipe durant les deux dernières années. Elle a beaucoup de qualités. Ce sera donc un énorme défi pour nous » expliquait le trois-quarts centre Jamie Roberts sur le site de son club. Qui plus est, les hommes de Conor O’Shea - futur sélectionneur de l’Italie - sont souvent intraitables à l’échelle européenne. Alors qu’ils ont fini à la première place de leur poule, ils n’ont connu la défaite qu’à une seule reprise contre un autre club français, Montpellier. Sans compter que les Quins peuvent s’appuyer sur une armada de joueurs talentueux et expérimentés à l’instar de leur capitaine Danny Care, Jamie Roberts ou encore Chris Robshaw. « Nous allons jouer une super équipe, avec de nombreux internationaux. Cela fait dix ans que cette équipe fait partie du paysage de la Coupe d’Europe » constate Jonathan Wisniewski. Le challenge est donc de taille pour les Grenoblois face aux Harlequins, triple vainqueurs de la Challenge Cup. Grenoble a déjà battu cette équipe à une reprise lors de leur seule confrontation. C’était lors de la pré saison 2014/2015, et les Isérois s’étaient alors imposés 31 à 10 mais contre une équipe bis. Nul doute que le match de ce vendredi aura une toute autre atmosphère tant l’enjeu est différent.  

Jonathan Wisniewski, le facteur X

  Pour cette rencontre au Twickenham Stoop de Londres, Arnaud Héguy (mollet) et Xavier Mignot (psoas) retrouveront leur place. En revanche, Hendrik Roodt (cheville), Rory Grice (main) et Peter Kimlin (mollet) seront absents. L’ailier Maritino Nemani n’est lui pas dans le groupe. Le FCG pourra néanmoins compter sur son ouvreur et pièce maîtresse Jonathan Wisniewski, meilleur réalisateur de la Challenge Cup (67 points). En grande forme, le joueur de 30 ans pourrait bien faire basculer le match en faveur de l’équipe française, comme il l’avait d’ailleurs fait en quart avec 23 points et un drop victorieux en fin de match. « C’est très certainement l'une des meilleures formes que j’ai connue dans ma carrière » reconnaît le principal intéressé. Offensif et inspiré, Jonathan Wisniewski éclabousse le Top 14 et la scène européenne de son talent. En plus d’être le deuxième réalisateur du championnat, l’ouvreur grenoblois arrive souvent à prendre les espaces pour faire avancer son équipe. Chose est sûre, si Grenoble veut s’imposer, il faudra un grand Wisniewski. « Nous sommes à 80 minutes de nous offrir une très belle finale à Lyon, assure Xavier Mignot sur LeDauphine.Com. Le groupe en a parfaitement conscience. On veut s’offrir cette finale peu importe la manière. Cela reste un match de phase finale donc c’est du 50/50 si ce n’est que nous jouons à l’extérieur. Il faudra une bonne défense et de l’agressivité. Celui qui fait le moins de fautes ne sera pas loin de la vérité. Les petits détails nous feront basculer devant au score au tableau d’affichage. » Cette demi-finale ne doit être que du bonus et peut permettre au FCG comme le dit Nigel Hunt « d’écrire une belle page de l’histoire du club. » Grenoble n’a pas joué une finale depuis 1993 et une défaite face à Castres (14-11).
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