Grégoire Defrel : "D'abord, je suis arrivé en surpoids...".

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Grégoire Defrel : "D'abord, je suis arrivé en surpoids...".
Grégoire Defrel : "D'abord, je suis arrivé en surpoids...".

Passé d'un championnat district aux professionnels italiens, Grégoire Defrel vit sa fast life du côté de Cesena, avant-dernier de Série A, avec 8 points, devant Parme, 6 points, le club qui lui a tendu la main. Un drôle de parcours.Tu projetais de faire quoi avant de partir à Parme ? Je finissais un bac pro vente. J'aurais eu une vie peu passionnante, je pense.
Avant de partir en Italie, tu as joué à quel niveau en France ? Je jouais dans mon quartier à Châtillon dans le 92, en district. J'avais 17 ans et je jouais avec les seniors. C'était juste histoire de faire du foot. J'avais pas vraiment l'ambition de faire carrière.
Comment tu en viens à débarquer à Parme ? En fait, c'était un pote sénégalais qui s'appelle Badou Badji que je connaissais du quartier. Le gars avait le numéro de Malick Ba, un agent en Italie. Il l'a appelé et m'a mis en relation. Je ne me suis pas méfié, car c'est nous qui étions venus vers lui. Puis mon pote n'avait pas eu de galère, il avait joué une année en Serie B. Je trouvais ça cool, c'était l'aventure totale. L'essai devait durer trois jours. J'ai pris l'avion avec quatre jeunes Français qui, comme moi, partaient faire le test. Bien évidemment, c'était l'agent qui payait les frais. On a fait un petit match, puis il a retenu les meilleurs. Deux ont signé en Serie C à l'AC Monza, et moi à Parme.
Donc tu débarques à Parme, qui est en Serie A après n'avoir joué qu'en district. T'as dû tout apprendre, non ? Clairement. D'abord, je suis arrivé en surpoids. Puis j'avais aucune condition physique. En fait, j'avais la condition physique d'un gars qui s'entraîne une fois par semaine en district. Tu sais ce que c'est la préparation italienne, hein. Le premier match amical avec les jeunes de Parme, je le joue sous 40 °C. J'ai pas tenu plus de 5 minutes.
Finalement, tu t'y es fait ? Ouais, je suis rapidement monté avec les pros. J'en revenais pas, je jouais avec des mecs comme Crespo, Giovinco, Candreva, Džemaili. Ça change des darons.
T'as perdu ta bedaine ? Ouais, d'ailleurs j'ai une anecdote. Quand mon père vient me voir pour la première fois quelques semaines après mon arrivée à Parme, il ne m'a pas reconnu. Il m'a dit : " Mais ils te donnent pas à manger ici ou quoi ? "
Les Alpes qui te séparent de ta famille, ça fout pas trop le...





Tu projetais de faire quoi avant de partir à Parme ? Je finissais un bac pro vente. J'aurais eu une vie peu passionnante, je pense.
Avant de partir en Italie, tu as joué à quel niveau en France ? Je jouais dans mon quartier à Châtillon dans le 92, en district. J'avais 17 ans et je jouais avec les seniors. C'était juste histoire de faire du foot. J'avais pas vraiment l'ambition de faire carrière.
Comment tu en viens à débarquer à Parme ? En fait, c'était un pote sénégalais qui s'appelle Badou Badji que je connaissais du quartier. Le gars avait le numéro de Malick Ba, un agent en Italie. Il l'a appelé et m'a mis en relation. Je ne me suis pas méfié, car c'est nous qui étions venus vers lui. Puis mon pote n'avait pas eu de galère, il avait joué une année en Serie B. Je trouvais ça cool, c'était l'aventure totale. L'essai devait durer trois jours. J'ai pris l'avion avec quatre jeunes Français qui, comme moi, partaient faire le test. Bien évidemment, c'était l'agent qui payait les frais. On a fait un petit match, puis il a retenu les meilleurs. Deux ont signé en Serie C à l'AC Monza, et moi à Parme.
Donc tu débarques à Parme, qui est en Serie A après n'avoir joué qu'en district. T'as dû tout apprendre, non ? Clairement. D'abord, je suis arrivé en surpoids. Puis j'avais aucune condition physique. En fait, j'avais la condition physique d'un gars qui s'entraîne une fois par semaine en district. Tu sais ce que c'est la préparation italienne, hein. Le premier match amical avec les jeunes de Parme, je le joue sous 40 °C. J'ai pas tenu plus de 5 minutes.
Finalement, tu t'y es fait ? Ouais, je suis rapidement monté avec les pros. J'en revenais pas, je jouais avec des mecs comme Crespo, Giovinco, Candreva, Džemaili. Ça change des darons.
T'as perdu ta bedaine ? Ouais, d'ailleurs j'ai une anecdote. Quand mon père vient me voir pour la première fois quelques semaines après mon arrivée à Parme, il ne m'a pas reconnu. Il m'a dit : " Mais ils te donnent pas à manger ici ou quoi ? "
Les Alpes qui te séparent de ta famille, ça fout pas trop le...






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