Greenpeace interpelle le CAC40 pour libérer ses militants

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GREEPEACE INTERPELLE LES GRANDES ENTREPRISES FRANÇAISES SUR LE SORT DE SES MILITANTS EN RUSSIE
GREEPEACE INTERPELLE LES GRANDES ENTREPRISES FRANÇAISES SUR LE SORT DE SES MILITANTS EN RUSSIE

PARIS (Reuters) - Greenpeace a demandé jeudi aux grandes entreprises françaises partenaires de Gazprom ou de la Russie d'intercéder, au nom de la défense des droits de l'Homme, en faveur de la libération de ses militants incarcérés depuis septembre.

Les "30 de l'Arctique", deux journalistes et 28 militants dont un Français, encourent entre 7 et 15 ans de prison en Russie après avoir tenté d'escalader une plate-forme pétrolière du géant russe de l'énergie à l'extrême nord du pays.

Après avoir réclamé l'appui de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault, Greenpeace annonce se tourner désormais dans ce dossier vers GDF Suez, Total, BNP Paribas, Air Liquide et Lazard en raison de leurs liens commerciaux avec Gazprom.

L'ONG dit également avoir interpellé Renault, qui renforce actuellement sa présence en Russie.

"Dans un tel contexte d'imbroglio diplomatique, les milieux d'affaires, les grands groupes français du CAC40 ayant de fortes relations avec la Russie de Vladimir Poutine et le groupe Gazprom peuvent-ils rester muets ?", demande l'organisation dans une note que Reuters a pu consulter.

Greenpeace invoque le Pacte mondial des Nations unies, selon lequel les entreprises s'engagent notamment à ne pas se rendre complices de violations des droits de l'Homme.

"La responsabilité des entreprises en matière de droits humains est fermement établie dans les textes internationaux, non seulement en ce qui concerne leurs activités directes, mais également en ce qui concerne leurs investissements, leurs relations commerciales ou partenariats", souligne Greenpeace.

L'association, qui rappelle avoir manifesté pacifiquement, dit avoir reçu peu de réponses positives, hormis la promesse d'un rendez-vous avec GDF Suez.

"Air Liquide et BNP Paribas nous ont fait répondre par courrier qu'ils n'étaient pas des 'partenaires privilégiés' de Gazprom, ce que nous contestons", déclare Greenpeace.

Les entreprises concernées n'étaient pas joignables ou n'ont pas souhaité faire de commentaire dans l'immédiat, à l'exception d'Air Liquide, dont une porte-parole a dit que les échanges avec Greenpeace n'avaient pas vocation à être communiqués.

Les militants sont accusés d'acte de vandalisme, passible de sept ans de prison en Russie, rappelle Greenpeace, soulignant ne pas savoir si le premier chef retenu contre eux, la piraterie -sanctionnée de 15 ans de prison- a été ou non retiré.

La plate-forme pétrolière "Prirazlomnaïa", que les 30 militants tentaient d'escalader lorsqu'ils ont été interpellés mi-septembre, est située dans la zone Arctique, un lieu que les écologistes jugent sensible en termes de biodiversité.

Marion Douet, édité par Yves Clarisse

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  • dupon666 le jeudi 7 nov 2013 à 09:37

    la solution CAC40 c'etait le rainbow warrior...pas vraiment mieux que la maniere russe