Greenpeace au Tricastin : 6 mois de prison avec sursis requis

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Greenpeace au Tricastin : 6 mois de prison avec sursis requis
Greenpeace au Tricastin : 6 mois de prison avec sursis requis

Leur acte de désobéissance civile pourrait leur coûter cher. Jugés mardi à Valence pour leur intrusion en juillet dans la centrale du Tricastin, des militants de Greenpeace s'étaient posés en «lanceurs d'alerte» pour dénoncer les failles de sécurité dans les sites nucléaires. Le procureur Gilbert Emery a requis à leur encontre six mois de prison avec sursis. Contre l'un d'eux, accusé d'avoir bousculé un gendarme lors de l'opération, il a réclamé «un an d'emprisonnement avec sursis». Le jugement a été mis en délibéré au 6 mars prochain.

Seuls neuf des 29 prévenus de nationalités française, russe, espagnole, roumaine ou belge, jugés pour «violation de domicile» et «dégradation ou détérioration du bien d'autrui en réunion», étaient présents. Des délits passibles de cinq ans de prison et 75 000 euros d'amende. 

Difficile d'établir les responsabilités

«Quand on veut défendre une cause noble, on s'entoure de précautions et l'on ne fait pas prendre de risques. Un jour on va faire entrer le loup dans la bergerie et on aura une catastrophe!», a lancé le procureur. Activistes ou «simples» militants ? Opération montée par un chef ou initiative collective ? La présidente du tribunal correctionnel, Claudine Philippe, a longuement interrogé les 9 prévenus alignés à la barre, pour déterminer leurs degrés de responsabilité dans l'intrusion du 15 juillet dernier.

Et à chaque fois le même discours : «J'ai commis cette action pour dénoncer le risque que fait peser la centrale du Tricastin, à cause de sa vieillesse», lance Marine, 29 ans, maraîchère en CDD. Plusieurs d'entre eux ont employé les mots «lanceur d'alerte» et cité Tchernobyl ou Fukushima. A l'aube du 15 juillet, les militants avaient pénétré dans l'enceinte nucléaire en escaladant des clôtures et en cisaillant des grillages, cadenassant des portails pour retarder l'intervention des forces de l'ordre.

La défense demande la ...

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