Green Bonds : le WWF réclame une harmonisation des critères par le haut

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Des "normes fiables, crédibles, suffisamment précises et largement acceptées". C’est ce que le WWF réclame afin d’harmoniser le marché des obligations vertes "greens bonds".

Dans un rapport publié le 13 juin, l’ONG préconise que "seule une obligation pour laquelle l’émetteur peut démontrer des bénéfices environnementaux tangibles et mesurables, certifiée par un organisme indépendant selon les normes largement acceptées, devrait être considérée comme une 'obligation verte'". Elle estime également que le coût de cette transparence pour les émetteurs (entreprises, banques de développement, etc.) est justifiée "car elle permet une appréhension plus fine des risques par les marchés". Et qu’à terme "cela aura un impact sur la valorisation de ces titres de créance, en matière de primes de risques et donc de prix sur les marchés", fait-elle valoir.

Le WWF estime enfin que toutes les transitions environnementales urgentes (gestion durable de l’eau, transports bas-carbone, préservation de la biodiversité, etc.) doivent être couvertes par ces obligations vertes. Le rapport du WWF succède à la publication d’une étude d’ I4CE (Institute for Climate Economics) sur le même sujet. Assez neutre et factuelle, cette dernière souligne néanmoins que l’état actuel du marché des obligations vertes ne stimule pas réellement une augmentation nette des investissements écologiques.

I4CE souligne qu’il faudrait pour cela réduire la divergence d’intérêts entre les investisseurs et les emprunteurs. Une convergence qui ne semble pas à l’ordre du jour alors même que l’assemblée générale des "Green bonds principles" (créés initialement par 4 banques émettant ce types d’obligations) aura lieu ce jeudi 16 juin à Londres.

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