Grèce : Yanis Varoufakis, le ministre des Finances qui détonne

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Grèce : Yanis Varoufakis, le ministre des Finances qui détonne
Grèce : Yanis Varoufakis, le ministre des Finances qui détonne

Yanis Varoufakis a été nommé mardi ministre des Finances de la Grèce dans le gouvernement formé par Alexis Tsipras. Le leadeur de Syriza compte sur cet économiste de 53 ans pour sortir de la tutelle de la Troïka (Union européenne, banque centrale européenne et fonds monétaire international) et mettre fin aux politiques d'austérité. «Nous pouvons forcer l'Europe à changer», a glissé Varoufakis dans un entretien accordé à la Tribune avant les élections législatives de dimanche.

Ce n'est pas le coup de téléphone, lundi, du patron de la zone euro, Jeroen Dijsselbloem, qui devrait calmer les ardeurs de l'homme né à Athènes. Il a par exemple promis de continuer à nourrir son blog, «même si cela peut-être considéré comme irresponsable pour un ministre des Finances de se faire plaisir par ce moyen de communication si grossier».

Surnommé «M. Catastrophe» par ses concitoyens pour avoir prédit la crise des «subprimes» de 2008, Varoufakis n'est pas un membre de la première heure de Syriza, parti de gauche radicale. Doctorant à Essex (Royaume-Uni), il est parti enseigner à Sydney (Australie) avant de revenir en Grèce en 2000. «Le pays était alors traversé par une vague de xénophobie et j'avais trouvé que Papandréou, en tant que ministre des Affaires étrangères, y avait bien répondu. C'est pour cela que j'ai accepté de le conseiller», a-t-il raconté à l'Expansion en mars 2014.

«J'ai été traité comme l'idiot du village»

Les divergences avec l'ancien dirigeant du Pasok, le parti socialiste grec, voient le jour sur la politique économique. «J'ai démissionné en 2006 et j'ai commencé à alerter sur les risques de crise financière mondiale. J'ai été traité comme l'idiot du village, développe-t-il, toujours auprès de l'Expansion. Ensuite, la crise a éclaté et a touché la Grèce, en 2009. En tant qu'ancien conseiller de Papandréou, j'étais un des seuls à dire : il ne faut pas accepter le plan de ...

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