Grèce/Tsipras-Accord possible si les retraites sont préservées

le , mis à jour à 10:01
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ROME, 9 juin (Reuters) - La Grèce pourrait parvenir à un accord avec ses créanciers internationaux s'ils renoncent à un certain nombre de demandes et notamment à une baisse des pensions de retraite, déclare le Premier ministre dans un entretien au Corriere della Sera de mardi. Alexis Tsipras, qui est aussi le président du parti de la gauche radicale Syriza, doit rencontrer mercredi la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande pour tenter de sortir le dossier grec de l'impasse et éviter à terme une sortie de la Grèce de la zone euro. Sur le ton plus conciliant adopté par Athènes ces derniers jours, le chef du gouvernement grec estime que les deux parties pourraient trouver un compromis sur les points importants, notamment la taille de l'excédent primaire. En revanche, il n'apparaît toujours pas prêt à accepter la demande des créanciers du pays (Fonds monétaire international, Union européenne, Banque centrale européenne) de tailler dans les dépenses sociales, notamment dans les pensions de retraite. "Nous sommes, je crois, très proches d'un accord sur l'excédent primaire pour les prochaines années", déclare le chef de Syriza au quotidien italien. "Il faut simplement qu'il y ait une attitude positive sur les propositions alternatives à la baisse des pensions ou à l'imposition de mesures de récession." Selon le Wall Street Journal, les créanciers d'Athènes ont proposé la semaine dernière de prolonger la durée de vie du plan d'aide à la Grèce à fin mars 2016 en contrepartie d'une diminution du montant des retraites, d'une hausse des impôts et d'autres mesures. ID:nL5N0YU4B4 Après avoir qualifié d'absurdes la semaine dernière les dernières propositions du FMI et de l'Union européenne, le gouvernement grec s'est montré désireux de trouver un compromis, mais il continue à rejeter ce qu'il considère comme des mesures d'austérité qui sanctionnent injustement le pays. "Nous ne pouvons continuer avec un programme qui a clairement échoué", a déclaré Alexis Tsipras. A propos d'une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro, il estime que "ce serait le début de la fin de la zone euro". "Si la Grèce échoue, les marchés vont immédiatement chercher qui sera le suivant", dit-il. "Si les négociations échouent, le coût pour le contribuable européen sera énorme", dit-il. (James Mackenzie; Danielle Rouquié pour le service français, édité par Véronique Tison)

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