Grèce-Schäuble sceptique sur les chances d'un accord

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* La dette grecque au menu de l'Eurogroupe * Schäuble contre un compromis à tout prix * Athènes veut du temps pour lancer des réformes (Actualisé avec Dombrovskis, Varoufakis) BRUXELLES, 16 février (Reuters) - Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a déclaré lundi qu'il n'était pas très optimiste sur les chances d'un accord entre la Grèce et ses partenaires européens à l'issue des discussions prévues dans la journée à Bruxelles. A la question de savoir si les ministres des Finances de la zone euro étaient susceptibles de trouver une solution pour la dette grecque lors de la réunion de l'Eurogroupe ce lundi, Wolfgang Schäuble a répondu lors d'un entretien à la radio allemande: "D'après ce que j'ai entendu dire des négociations techniques au cours du week-end, je suis très sceptique, mais un rapport nous sera remis aujourd'hui et nous verrons à ce moment-là." Wolfgang Schäuble a ajouté que l'Allemagne ne souhaitait pas voir la Grèce sortir de la zone euro mais que le nouveau gouvernement à Athènes devait remplir les conditions de base de son programme d'aide et qu'il ne s'agissait pas de trouver un compromis à tout prix. "Le problème est que la Grèce a vécu au-dessus de ses moyens pendant longtemps et que personne ne veut plus (lui) donner de l'argent sans garanties", a-t-il dit, ajoutant qu'Athènes devait s'en tenir aux réformes convenues pour devenir compétitive. Le ministre grec des Finances rencontre ses homologues et le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi lundi à Bruxelles pour tenter de parvenir à un accord sur le programme d'aide de la Grèce, qui expire le 28 février. ID:nL5N0VP0OP Wolfgang Schäuble a par ailleurs jugé que le nouveau gouvernement grec se comportait de façon "assez irresponsable" et que cela n'apportait rien d'insulter ceux qui avaient soutenu le pays dans le passé. DOMBROVSKIS SUGGÈRE DE PROLONGER LE PLAN D'AIDE Le quotidien Avgi (l'Aube), proche du parti Syriza d'Alexis Tsipras, a publié une caricature représentant Wolfgang Schäuble revêtu d'un uniforme nazi et lui faisant tenir des propos rappelant l'Holocauste. ID:nL5N0VN43Y De son côté, le ministre français des Finances Michel Sapin a déclaré lundi que la Grèce devait respecter ses engagements vis-à-vis de ses partenaires européens, qui devaient en retour aider Athènes à mettre en place une nouvelle politique. ID:nL5N0VQ0Q4 Pour le Letton Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission européenne, la meilleure façon d'avancer serait de prolonger le plan d'aide actuel jusqu'à six mois pour laisser à la Grèce et à ses créanciers le temps de négocier. "La façon la plus réaliste d'avancer est une extension du programme actuel pour laisser davantage de temps aux discussions", a-t-il dit à des journalistes peu avant le début de la réunion. Le ministre autrichien des Finances, Hans Jörg Schelling, a adopté pour sa part une ligne opposée, déclarant qu'Athènes ne pouvait pas s'attendre à obtenir six mois de plus pour mettre au point un nouveau programme d'aide. "Je crois qu'il s'agit d'un erreur de jugement de la Grèce. Si vous regardez les besoins de remboursements auxquels la Grèce s'est encore engagée lors de la dernière réunion, alors ils ont besoin d'argent aussi, pas uniquement de temps", a-t-il déclaré dans une interview à la radio autrichienne ORF. Ecartant à nouveau tout effacement de dette pour la Grèce, il a ajouté que de légères modifications du plan de sauvetage de la Grèce pouvaient être discutées mais qu'aucun nouveau plan ne pouvait être envisagé avant la fin du programme en cours. "Un point que tout le monde sous-estime est que la Grèce doit en faire la demande et ce n'est pas encore le cas", a-t-il dit. Le nouveau gouvernement grec met pour sa place l'accent sur la nécessité de mettre en place des réformes pour relancer la croissance. "Notre gouvernement ne demande pas à ses partenaires une issue concernant le remboursement de nos dettes", déclare ainsi le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, dans un éditorial publié par le New York Times. "Nous demandons quelques mois de stabilité financière afin de nous lancer sur la voie de réformes bénéfiques et supportables pour l'ensemble de la population, afin de ramener la croissance et de pouvoir respecter nos engagements". (Ingrid Melander à Bruxelles, avec Michael Nienaber à Berlin et Yann Le Guernigou à Paris; Juliette Rouillon pour le service français, édité par Dominique Rodriguez et Patrick Vignal)

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  • M1736621 le lundi 16 fév 2015 à 16:34

    A vot' bon cœur,m'sieurs,dames

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