Grèce-Sapin juge un accord impossible avant le référendum

le , mis à jour à 09:03
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PARIS, 2 juillet (Reuters) - Le ministre français des Finances Michel Sapin a jugé jeudi impossible de conclure un accord avec la Grèce avant le référendum de dimanche, en rupture avec la ligne défendue jusqu'à la veille par la France dans le dossier de la crise grecque. "Jusqu'à hier, la France a agi parce que nous étions persuadés qu'il était possible de faire en sorte qu'hier un accord intervienne", a-t-il déclaré sur iTELE. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras "s'est exprimé, il a maintenu - c'est parfaitement son droit - le référendum, il a maintenu -c'est parfaitement son droit - l'appel au 'non', on ne peut pas passer un accord avec quelqu'un qui nous dit non", a-t-il ajouté. Mais "il faut aussi que le peuple grec sache que les conséquences du 'oui' ne sont pas exactement les mêmes que les conséquences du 'non'". Le Premier ministre grec a réitéré mercredi son appel à voter "non" aux propositions des créanciers de la Grèce lors du référendum de dimanche qui pourrait décider de l'avenir européen du pays. Le dossier grec a mis en lumière des divergences dans le couple franco-allemand, l'Allemagne affirmant que des négociations n'étaient pas possibles avant le référendum tandis que la France plaidait en faveur de la conclusion d'un accord avant dimanche pour éviter de plonger la zone euro "dans le vide". "La France a dans sa relation avec la Grèce une position singulière", a déclaré Michel Sapin. "Nous avons une capacité de dialogue avec la Grèce que l'Allemagne n'a pas. La France a utilisé en lien avec ses partenaires cette capacité de dialogue, la France continuera de le faire. " "A l'Eurogroupe (mercredi), nous étions tous d'accord pour dire que puisque le référendum était là, puisque le Premier ministre appelait à voter non, il était évident que nous ne pouvions pas passer maintenant un accord", a-t-il ajouté. (Marine Pennetier)

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  • M1084720 le jeudi 2 juil 2015 à 11:39

    Excusez-moi, mais je ne vois pas le risque à voter non pour une majorité de gens qui n'ont pas de boulot, à qui on va repousser la retraite à 67ans, augmenter considérablement la TVA...à moins qu'il y ait plus de riches que de pauvres en Grèce, ce qui ne me paraît pas être le cas...

  • c.tardo1 le jeudi 2 juil 2015 à 09:11

    Enfin, contraints et forcés nous parviendrons à obtenir que l'Europe se fasse avec ceux qui en acceptent les règles élémentaires. Après les Grecs, la France devra se réformer.

  • quoa le jeudi 2 juil 2015 à 09:01

    il s'en fout les 40milliards ne sont pas les siens

  • carrel6j le jeudi 2 juil 2015 à 08:58

    Journée historique tsipras voulant chercher des alliés de circonstance il trouve sur son chemin le plus mauvais d'entre tous F.H qui devient du coup le président des pays qui ne veulent pas se reformer........

  • renard le jeudi 2 juil 2015 à 08:58

    "il faut aussi que le peuple grec sache que les conséquences du 'oui' ne sont pas exactement les mêmes que les conséquences du 'non'". Merci de cette précision Monsieur Sapin.

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