Grèce : Samaras, premier ministre aux multiples visages

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PORTRAIT - Le leader des conservateurs grecs de Nouvelle Démocratie, arrivé en tête aux législatives de dimanche, est chargé de former un gouvernement.

Petit garçon, Antonis Samaras savait déjà qu'un jour il dirigerait son pays. Car sa maman, grande bourgeoise d'Athènes, ne cessait de le lui répéter. Cette dernière était elle-même la fille d'une femme de grand caractère, l'écrivain nationaliste Pénélope Delta, issue de la famille industrielle Benaki, l'une des plus fortunées de la Grèce d'avant-guerre.

Né à Athènes en mai 1951, le jeune Samaras, fils d'un cardiologue renommé, suit le parcours scolaire des enfants doués de sa classe sociale. Après des études secondaires au collège américain d'Athènes (fondé par son arrière-grand-père), assorties de leçons particulières de français, Antonis part aux États-Unis faire ses études supérieures. À l'université de l'Ivy League Amherst College, où il étudie l'économie, il partage une chambre avec un autre «fils d'archevêque» grec, Georges Papandréou, lequel deviendra trente ans plus tard son grand rival en politique. Il achève son cursus à Harvard, oü/p>...

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