Grèce-Réouverture des banques, espoir d'un retour à la normale

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ATHÈNES, 20 juillet (Reuters) - Les établissements bancaires ont rouvert lundi en Grèce après trois semaines de fermeture, témoignant d'un timide retour à la normale à Athènes où la plupart des mesures de contrôle de capitaux restent en vigueur. La Bourse d'Athènes, elle aussi fermée depuis le 29 juin, restera en revanche porte close, a par ailleurs annoncé lundi matin une porte-parole de l'opérateur boursier. ID:nL5N1000BM Des files d'attentes se sont formées au petit matin dans le centre de la capitale grecque, les épargnants étant désormais autorisés à retirer jusqu'à 420 euros d'argent liquide par semaine au lieu de 60 euros par jour. "Les mesures de contrôle des capitaux et les restrictions sur les retraits restent en place, mais nous abordons une nouvelle étape que nous espérons être la première d'un retour à la normale", a déclaré Loúka Katséli, qui dirige la fédération bancaire grecque. Les grecques pourront déposer des chèques, mais pas d'argent liquide, régler des factures, accéder à leurs coffres et effectuer des retraits sans utiliser de carte bancaire. De légères perturbations pourraient se produire après trois semaines d'interruption mais les banquiers s'attendent à ce que, dans l'ensemble, les opérations se déroulent normalement. "Je ne m'attends pas à des problèmes majeurs, notre réseau et celui de nos concurrents sont prêts", a dit un responsable de Piraeus Bank BOPr.AT , une des quatre plus grandes banques du pays. "Il est possible qu'il y ait des files d'attentes parce que beaucoup de clients voudront retirer des fonds déposés dans les coffres", a-t-il ajouté. La fermeture des banques était l'une des illustrations les plus évidentes de la crise qui a amené la Grèce au bord du précipice. Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, espère désormais que les négociations rouvriront au plus vite avec les créanciers d'Athènes après s'être résigné à durcir les mesures d'austérité en contrepartie d'un nouveau plan d'aide. Particulièrement rigoureux, ce plan d'aide prévoit notamment une hausse des impôts, une baisse des pensions de retraites, un encadrement strict de la dépense publique, une refonte du système de négociations collectives et le transfert de 50 milliards d'actifs publics vers un fonds de privatisation. Les Grecs pourront en percevoir les effets dès ce lundi avec l'entrée en vigueur d'une hausse de la taxe sur la valeur ajoutée qui passe de 13% à 23% sur un certain nombre de produits et de services, sur la nourriture et sur les transports publics notamment. (Lefteris Karagiannopoulos,; Nicolas Delame pour le service français, édité par Véronique Tison)

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