Grèce-Renforts de police à Kos face à l'afflux de réfugiés

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KOS, Grèce, 12 août (Reuters) - Les autorités grecques ont renforcé mercredi le dispositif de sécurité mis en place sur l'île de Kos pour tenter d'encadrer l'afflux continu de réfugiés, au lendemain d'incidents entre des migrants et la police, et elles se sont engagées à aider davantage les centaines de migrants qui arrivent chaque jour sur les côtes du pays. Le ministre d'Etat pour la coordination du projet gouvernemental, Alekos Flabouraris, a déclaré qu'un bateau d'une capacité d'accueil d'au moins 2.500 places serait envoyé à Kos, une île proche des côtes turques où le nombre de réfugiés a fortement augmenté ces dernières semaines. Ce bateau de croisière sera transformé en centre d'accueil et sera amarré dans le principal port de l'île, a-t-il précisé. Deux unités de la police anti-émeute ont par ailleurs été dépêchées d'Athènes à Kos, et des renforts de police sont arrivés des îles voisines, a-t-on appris de sources policières. Plusieurs centaines de personnes, y compris des nouveau-nés, se trouvaient toujours parquées mercredi dans le stade de Kos, dans une chaleur étouffante, en attendant des documents administratifs qui leur permettraient de quitter l'île. Un journaliste de Reuters a constaté que ces réfugiés n'avaient que peu d'eau et aucune nourriture. Des incidents ont éclaté devant l'une des deux portes fermées de l'enceinte entre un groupe d'une quarantaine de personnes qui tentait d'y pénétrer et la police anti-émeute. Sur le front de mer près du principal port de l'île, plusieurs dizaines de tentes ont été installées pour accueillir des réfugiés. Médecins sans frontières (MSF), qui explique que la majorité des réfugiés arrivent de Syrie et d'Afghanistan, a fait état d'actes de harcèlement envers les réfugiés de la part d'employés de sociétés de sécurité privées. "Les autorités de Kos ont affirmé très clairement qu'elles n'ont aucunement l'intention d'améliorer la situation pour ces personnes car elles estiment que cela constituerait un facteur d'attraction", a dit Brice de le Vingne, directeur des opérations de MSF. "Mais la vérité est que ces personnes qui fuient des guerres vont continuer à arriver, que les autorités tentent de les freiner ou non." Un porte-parole des gardes-côtes a déclaré que plus de 200 migrants avaient été secourus ces 24 dernières heures sur l'île. (Alkis Konstantinidis et Lefteris Karagiannopoulos, Marc Angrand pour le service français)

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