Grèce : partisan d'une ligne dure, Varoufakis explique sa démission surprise

le , mis à jour à 21:54
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Grèce : partisan d'une ligne dure, Varoufakis explique sa démission surprise
Grèce : partisan d'une ligne dure, Varoufakis explique sa démission surprise

Son départ du gouvernement en avait surpris plus d'un. L'ancien ministre des Finances grec Yanis Varoufakis a révélé, dans un entretien publié lundi, avoir démissionné après avoir été mis en minorité, le soir du référendum, sur sa ligne dure prévue face à la BCE après la fermeture des banques grecques.

L'économiste au fort tempérament, qui assurait avant le référendum qu'il démissionnerait en cas de victoire du oui, avait assez inexplicablement démissionné au lendemain de la victoire à 61,1% du non, le 5 juillet. Officiellement, il avait jeté l'éponge parce que les créanciers ne l'aimaient pas et que le Premier ministre Alexis Tsipras jugeait son départ «utile» pour un accord.

Mais dans un entretien au magazine britannique New Statesman, réalisé juste avant l'accord de lundi matin pour négocier une nouvelle aide à l'économie grecque, il révèle avoir en fait perdu à deux contre quatre lors d'une réunion de cabinet après la victoire du non, au cours de laquelle il prônait une ligne dure. Les banques grecques sont fermées depuis le 29 juin, pour éviter une hémorragie de l'épargne, alors que la Banque centrale européenne a cessé d'ajuster le plafond de son aide d'urgence à ces établissements.

VIDEO. Accord sur la Grèce après dix-sept heures de négociations

M. Varoufakis, persuadé d'avance que cette situation «voulue par la BCE pour sceller un accord» allait se produire, avait prévu «un triptyque» d'actions pour y répondre : «émettre des IOUs» (phonétiquement «I owe you», «je vous dois», des reconnaissances de dettes en euros); «appliquer une décote sur les obligations grecques» détenues par la BCE depuis 2012, pour réduire d'autant la dette, et «prendre le contrôle de la Banque de Grèce des mains de la BCE».

«Seul, Michel Sapin émettait une tonalité différente de la ligne allemande»

Cela laissait, selon lui, entrevoir une possible sortie de la Grèce de l'euro mais avec ...

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  • EuropeGa le mardi 14 juil 2015 à 03:06

    …/… La réalité démontre bien que l’euro protecteur est une chimère. Alors… l’euro, ça sert à quoi ? Est-ce un leurre ?

  • EuropeGa le mardi 14 juil 2015 à 03:05

    De nombreux français pensent que rester dans l’euro nous permet d’avoir des taux d’emprunt faibles. Mais est-ce une réalité ? __ Est-ce qu’appartenir à la zone euro permet d’avoir des taux faibles ? __ Certains pays hors de l’euro bénéficient de taux faibles, et, à l’inverse, certains pays dans l’euro souffrent de taux forts !!! …/…

  • mark92 le mardi 14 juil 2015 à 00:11

    Mais toujours député. Ben faut bien un complément aux allocations chomages. Belle représentation de l'esprit des grecs. Pas payer d'impôts, laisser 2 fers sur le toit de la maison pour dire qu'elle est en construction, acheter dans les iles non imposables, construire partout car pas de cadastre... Belle mentalité

  • crcri87 le mardi 14 juil 2015 à 00:01

    Je pense qu'Euclide ignore que deux droites parallèles ne se rejoignent jamais...

  • angel001 le lundi 13 juil 2015 à 21:09

    Démission surprise ? Allons donc. C'est plutot la continuité surprise du gouvernement grec qu'il faudrait commenter. Quans on demande à un pays de référender sur une chose et qu'on laisse passer le contraire, il y a de quoi s'étonner... Une trahison démocratique passée sous silence... Ecoeurant.