Grèce: «On a donné le mauvais remède au malade»

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INTERVIEW - Alors que la classe politique est en émoi, les experts prennent du recul sur la situation. Ce climat laisse Yannis Varoufakis, professeur d'économie à l'université d'Athènes, pantois. Il développe son analyse pour Le Figaro .

LE FIGARO. - Vous avez publié dans la presse grecque une lettre ouverte au premier ministre grec lui proposant d'expliquer ses choix aux «indignés» qui se rassemblent chaque soir devant le Parlement. Avez-vous le sentiment d'avoir été entendu?

Yannis VAROUFAKIS. - Non, évidemment. Mais c'est bien trop tard. Les Grecs sont de plus en plus en colère. Ils se sentent incompris, et l'injustice sociale est grandissante. Ils paient déjà une dette dont ils ne sont pas responsables. La classe politique ne leur apporte pas les réponses nécessaires. Georges Papandréou a laissé passer sa chance d'apaiser la grogne sociale et celle de ses députés. Je lui proposais de venir avec son vélo parler à la foule, d'expliquer dans quelle situation se trouvait le pays et quels étaient les enjeux. Les gens veulent des réponses, ils ne comprennent pas l'austérité qui s'abat sur eux depuis dix-huit mois et surtout, ils voient que ces mesures ont des conséquences directes sur leur trai

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