Grèce/Migrants-Le "Groupe de Visegrad" veut aider à contrôler les frontières

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    PRAGUE, 14 février (Reuters) - Les dirigeants des pays 
d'Europe centrale sont prêts à aider les pays des Balkans à 
rendre hermétiques leurs frontières avec la Grèce, de façon à 
endiguer le flux de migrants, a déclaré dimanche à Reuters le 
Premier ministre tchèque, Bohuslav Sobotka. 
    Malgré les objections de l'Allemagne, pour laquelle pareil 
projet rendrait la situation plus difficile pour la Grèce, les 
pays du "Groupe de Visegrad" comptent en discuter lundi lors 
d'un sommet qu'accueillera le chef du gouvernement tchèque à 
Prague. 
    Selon Sobotka, les accords passés par l'Union européenne 
avec la Turquie pour réduire l'afflux vers la Grèce de migrants 
fuyant conflits et pauvreté au Moyen-Orient et en Afrique n'ont 
jusqu'à présent pas donné de résultats satisfaisants, et le 
temps commence à manquer pour y parvenir. 
    "La situation actuelle, avec chaque jour jusqu'à 3.200 
personnes qui passent en Grèce, n'est évidemment pas ce que nous 
recherchions", a dit à Reuters Bohuslav Sobotka. 
    "Les quatre de Visegrad se rendent compte à quel point il 
est important de se concentrer sur l'itinéraire des Balkans de 
l'Ouest et de faire preuve de solidarité avec les pays de cette 
zone, en les aidant à protéger leurs frontières", ajoute-t-il 
dans sa réponse par courriel aux questions de Reuters. 
    Le groupe de Visegrad compte la République tchèque, la 
Pologne, la Hongrie et la Slovaquie, et les dirigeants bulgare 
et macédonien seront également présents au sommet qui se tiendra 
lundi à Prague. 
    Sobotka a indiqué qu'il discuterait des projets mardi avec 
le chef de la diplomatie grecque, avant le Conseil européen qui 
se tiendra jeudi à Bruxelles. 
 
 (Jan Lopatka; Eric Faye pour le service français) 
 
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