Grèce, marathon vers un compromis ?

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Alexis Tsipras et Jean-Claude Juncker. (© E. Ansotte / EC)
Alexis Tsipras et Jean-Claude Juncker. (© E. Ansotte / EC)

(lerevenu.com) - Sans céder à la panique, les investisseurs sont extrêmement attentifs à la séquence politique qui s'est ouverte en Grèce depuis le scrutin du 25 janvier. Élu avec un programme proposant la fin de l'austérité et une renégociation de la dette, le leader de la gauche radicale (Syriza), Alexis Tsipras, a commencé par envoyer un signal clair quant à son intention de tenir ses promesses électorales : il a très vite annoncé une série de mesures de relance (forte hausse du salaire minimum, revalorisation des petites retraites...) ainsi que l'arrêt de privatisations en cours, dont celle du port du Pirée.

Des décisions qui vont à l'encontre des engagements pris auprès de la Troïka, dont les émissaires supervisent le programme d'aide du FMI, de la BCE et de la Commission européenne. Et pour cause : le nouvel exécutif refuse tout dialogue avec cette instance que Yanis Varoufakis, ministre des Finances, qualifie de «branlante». Quitte à renoncer à la prochaine - et dernière - tran­che d'aide de 7 milliards d'euros prévue fin février. Au-delà, le ton employé par Alexis Tsipras au cours de sa tournée européenne apparaît conciliant. Point central, le Premier ministre n'évo­que plus une réduction de la dette - exigence qui hérisserait ses partenaires - mais plutôt sa renégociation. Il suggère d'en échanger une partie contre des obligations indexées sur la croissance du

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