Grèce : les travaux d'Hercule commencent

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Le Premier ministre Alexis Tsipras doit faire face à la division de son parti, Syriza. Il dépend de l'opposition pour faire appliquer le plan européen.
Le Premier ministre Alexis Tsipras doit faire face à la division de son parti, Syriza. Il dépend de l'opposition pour faire appliquer le plan européen.

Les députés allemands devraient entériner mercredi le nouveau plan d'aide européen à la Grèce. D'ici au 20 août, l'ensemble des Parlements censés valider l'accord conclu par les ministres des Finances de la zone euro se seront donc prononcés, juste à temps pour permettre à la Grèce de toucher une première tranche de 26 milliards d'euros (dont 10 milliards pour recapitaliser les banques) et ainsi rembourser in extremis les 3,2 milliards de dette détenus par la Banque centrale européenne arrivant à échéance jeudi.

En tout, les Européens ont prévu une enveloppe de 86 milliards d'euros de prêts d'ici fin 2018. Ceux-ci seront facturés à environ 1 % (le coût de financement et de fonctionnement du Mécanisme européen de stabilité) remboursables, en moyenne, dans plus de 32 ans. Mais les responsables de la zone euro espèrent qu'ils n'auront pas à risquer autant d'argent : si tout se passe bien, le FMI devrait en effet prendre une partie à sa charge, probablement un tiers, comme l'espèrent les Allemands. Reste que l'institution internationale de Christine Lagarde refuse pour l'instant de s'engager tant que les Européens n'auront pas allégé significativement la dette grecque. La discussion sur ce sujet crucial pour l'avenir économique du pays devrait s'ouvrir en octobre.

Une consolidation budgétaire drastique

En attendant, le Premier ministre grec Alexis Tsipras doit appliquer les conditions...

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