Grèce : les options de Syriza face à la dette

le
1
Grèce : les options de Syriza face à la dette
Grèce : les options de Syriza face à la dette

321,7 milliards d'euros, soit 175 % de son PIB : les chiffres de la dette publique de la Grèce donnent le vertige. Dimanche soir, Alexis Tsipras, le leadeur du parti Syriza, vainqueur des élections législatives, a de nouveau réclamé sa restructuration.

Son objectif est de sortir d'une situation qui voit la Grèce consacrer un quart de son budget annuel à rembourser ses créanciers, qui sont à 70,5 % par des créanciers publics, parmi lesquels figure la France à hauteur de 55,2 milliards d'euros.

Le nouvel homme fort d'Athènes assure que son futur gouvernement est prêt à «collaborer et négocier pour la première fois avec nos partenaires une solution juste, viable, durable, qui bénéficie à tous». Quelles sont donc ses options ?

L'annulation.  Les relations avec les créanciers vont être «chaotiques, notamment au début», assurent les analystes de Crédit Suisse. Cette incertitude politique empêche d'écarter le scénario de l'annulation pure et simple de la dette, selon le cabinet Oxford Economics.

Faire défaut sur le paiement de la dette conduirait la Grèce à sortir de la zone euro. Or Alexis Tsipras ne souhaite pas voir son pays abandonner la monnaie unique pour revenir à la drachme.

Le moratoire. «Nous demanderons un moratoire de cinq ans et un accord conditionné à la croissance, comme ce fut le cas pour la dette allemande après la Seconde Guerre mondiale»», a confié à Libération début janvier Dimitris Seremetis, professeur d'économie à l'Université de la mer Egée et membre de la commission économique du parti Syriza. En clair : on suspend les remboursements de la dette, sans l'annuler. 

En'53, l'accord de Londres avait été signé entre vingt-et-un pays et une République fédérale d'Allemagne criblée de dettes au sortir de la guerre. Un moratoire de cinq ans était alors octroyé à la RFA, ainsi que l'amputation de 60 % de la dette nominale et un délai de trente ans pour la ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • Pathor le lundi 26 jan 2015 à 17:08

    Avant d'avoir un avis aussi tranché, vous pourriez vous informer (autrement qu'au jt de 20h !), lire ça par exemple: http://cadtm.org/Grece-Tout-un-symbole-de-dette