Grèce : les négociations sur l'allègement de la dette échouent

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Grèce : les négociations sur l'allègement de la dette échouent
Grèce : les négociations sur l'allègement de la dette échouent

Une nouvelle fois, les créanciers de la Grèce, zone euro et Fonds monétaire international (FMI), ne sont pas parvenus lundi à se mettre d'accord sur un plan d'allégement de la dette du pays. Un échec qui renforce encore l'asphyxie de l'économie grecque.

 

«On fait tout pour obtenir la carotte et c'est le bâton qu'on reçoit, à chaque fois !», résume Michalis Dimitriou, cadre de la confédération des syndicats de fonctionnaires. L'espoir semble avoir quitté le coeur des Grecs, qui n'attendent plus rien des négociations à Bruxelles : «On se serre la ceinture, on remplit notre part du contrat pour satisfaire les exigences des créanciers. Et en face, aucune contrepartie, rien, ils nous baladent...» Et pour cause, la question d'un allégement de la dette colossale du pays (179 % du PIB) est un serpent de mer qui traîne depuis des mois.

 

Le Premier ministre Alexis Tsipras, arrivé au pouvoir en janvier 2015, en avait pourtant fait sa priorité pour compenser les effets de l'austérité et redonner un peu de souffle à l'économie grecque. Mais les créanciers peinent à trouver un terrain d'entente et butent sur l'hostilité de l'Allemagne. Une hostilité avant tout politique : en septembre, Angela Merkel doit affronter des élections fédérales à haut risque et prend soin de ménager son opinion publique, opposée à tout ce qui serait perçu comme un cadeau consenti aux Grecs.

 

Une croissance en berne

En attendant un hypothétique accord, les mesures d'austérité s'enchaînent à Athènes. «C'est un rouleau compresseur sans fin. Les plus pauvres sont littéralement broyés», enrage Paraskevi, 69 ans, ancienne ouvrière présente à la grande manifestation du 17 mai contre le nouveau plan de rigueur. Un plan qui touche en premier lieu les retraités, déjà très fragilisés. «Ma pension a quasiment été divisée par deux depuis 2010, poursuit-elle. Et avec ça, je dois faire vivre ma fille, qui est au chômage ...

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  • paspil il y a 4 mois

    on peut remercier les republicains pour nous avoir fait reprendre la dette grecque aux banquiers ... merci pour ce moment ... et dire que grace à eux on ne possede meme plus nos autoroutes ...

  • adnstep il y a 4 mois

    Vous aviez le choix : quitter l'euro avec courage, ou rester. Vous avez choisi de rester.