Grèce-Les négociations se prolongent, compromis en vue-sources

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 (Actualisé avec commentaire de la Commission européenne) 
    ATHÈNES, 11 avril (Reuters) - La Grèce et ses créanciers 
internationaux se rapprochent d'un compromis concernant les 
réformes prises ou envisagées dans le pays, ce qui permettra de 
débloquer une nouvelle tranche d'aide de son plan de sauvetage, 
a-t-on appris lundi de sources gouvernementales, après dix 
heures de négociations à Athènes. 
    Les négociateurs -- gouvernement grec, Commission 
européenne, Banque centrale européenne, Mécanisme européen de 
Stabilité et Fonds monétaire international -- se sont séparés 
lundi peu avant à 04h00 GMT et vont se revoir dans la journée. 
    "Il y a quelques détails à régler concernant l'aspect 
budgétaire des choses (...) Nous sommes très près (d'un 
accord)", a dit la source gouvernementale, ajoutant qu'il y 
avait encore des divergences de vue sur les réformes des régimes 
de retraite et la réglementation sur les créances douteuses. 
    La Commission européenne a indiqué pour sa part à la presse 
que des avancées avaient eu lieu pendant le week-end, tout en 
ajoutant que les négociations se poursuivaient. Elle a précisé 
que les créanciers de la Grèce s'en tenaient à leur exigence 
d'un excédent budgétaire primaire de 3,5% du PIB en 2018.  
    Le FMI a laissé entendre qu'un objectif d'excédent primaire 
plus faible en 2018 pourrait être plus réaliste et serait 
atteignable si la zone euro proposait un allègement de la dette 
de la Grèce. 
    "Notre objectif est de boucler l'examen le plus vite 
possible", a ajouté la porte-parole de la Commission. 
    L'examen des réformes a traîné en longueur pendant des mois, 
en raison surtout d'un désaccord entre les créanciers sur la 
prévision du déficit budgétaire de la Grèce d'ici 2018, que l'UE 
voyait au départ à 3% du PIB, Athènes à 1% et le FMI à 4,5%. 
    Le gouvernement grec et ses créanciers ont accepté de se 
baser sur un scénario de déficit à 3% dans les négociations. 
    Toutefois, le FMI et l'UE sont toujours en désaccord sur la 
question de savoir si Athènes pourra atteindre un excédent 
primaire (hors service de la dette) de 3,5% en 2018, a dit à 
Reuters un responsable politique qui participe aux discussions. 
    Une conclusion positive de l'examen des réformes permettra 
de débloquer jusqu'à cinq milliards d'euros alors qu'Athènes 
doit rembourser 3,5 milliards au FMI et à la BCE en juillet. 
    Dimanche, le ministre allemand des Finances, Wolfgang 
Schäuble, s'est dit "plutôt optimiste" sur la possibilité de 
parvenir à une "solution dans les semaines à venir" avec la 
Grèce mais a ajouté qu'il n'y aurait pas d'allègement de la 
dette.   
    La Grèce espère de son côté qu'un jugement positif sur son 
action dans le cadre du plan de sauvetage ouvrira la voie à des 
discussions sur un allègement du fardeau de sa dette. 
 
 (Michèle Kambas, Franceso Guarascio et Jan Strupszewski, 
Juliette Rouillon pour le service français, édité par Bertrand 
Boucey) 
 
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