Grèce-Les négociations avec les créanciers ajournées

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    * Pause dans les discussions 
    * Reprise de l'examen après les réunions du FMI du 15 au 17 
avril 
    * La Grèce dit respecter ses engagements 
    * Coeuré sur la même longueur d'onde que le FMI 
 
 (Actualisé avec du contexte, citations) 
    par Renee Maltezou 
    ATHÈNES, 12 avril (Reuters) - Les discussions entre Athènes 
et ses créanciers internationaux sur les réformes entreprises en 
Grèce ont été ajournées et elles reprendront immédiatement après 
les Réunions de printemps du Fonds monétaire international 
(FMI), prévues du 15 au 17 avril. 
    Présents dans la capitale grecque depuis un peu plus d'une 
semaine, les créanciers y reviendront la semaine prochaine afin 
de trouver un accord avec le gouvernement Tsipras d'ici le 22 
avril, date à laquelle une réunion des ministres des Finances de 
la zone euro (Eurogroupe) est prévue, a dit le ministre des 
Finances grec Euclide Tsakalotos. 
    "Le gouvernement grec et les quatre institutions ont jugé 
que des progrès ont été faits", a déclaré le ministre, évoquant 
les institutions européennes et le FMI. Tsakalotos se rendra 
également à Washington pour les réunions de printemps du FMI et 
de la Banque mondiale. 
    L'examen des réformes a traîné en longueur pendant des mois, 
en raison surtout d'un désaccord entre les créanciers sur la 
prévision du déficit budgétaire de la Grèce d'ici 2018, que l'UE 
voyait au départ à 3% du PIB, Athènes à 1% et le FMI à 4,5%. 
    Le gouvernement grec et ses créanciers ont accepté de se 
baser sur un scénario de déficit à 3% dans les négociations. 
    Les institutions européennes et le FMI divergent quant à 
l'excédent primaire que la Grèce pourrait espérer dégager d'ici 
2018. L'UE espère un excédent de 3,5% du PIB mais le FMI pense 
que ce sera plus proche de 1,5%. 
    Vis-à-vis de la Grèce elle-même, les désaccords portent sur 
l'ampleur de la réforme des retraites et la réglementation des 
prêts non performants, surtout ceux alloués à des 
primo-accédants à la propriété. 
    Une conclusion positive de l'examen des réformes permettra 
de débloquer jusqu'à cinq milliards d'euros alors qu'Athènes 
doit rembourser 3,5 milliards au FMI et à la BCE en juillet. 
    La Grèce espère de son côté qu'un jugement positif sur son 
action dans le cadre du plan de sauvetage ouvrira la voie à des 
discussions sur un allègement du fardeau de sa dette. 
    Reflet des incertitudes entourant l'issue de l'examen des 
progrès grecs sur la voie de la réforme, l'indice des bancaires 
grecques  .FTATBNK  perdait 4,7% vers 13h00 GMT.    
    "Les négociations avec les créanciers auraient dû être 
conclues il y a longtemps", a déclaré la porte-parole du 
gouvernement Olga Gerovasili, soulignant que l'attitude du FMI 
n'aidait pas à aboutir. "La Grèce a été très claire sur le fait 
qu'elle respecterait à la lettre l'accord (d'aide) de juillet et 
elle souligne que toutes les parties prenantes aux négociations 
doivent en faire autant". 
    Le FMI doit décider de cofinancer ou pas le troisième 
renflouement de la Grèce après l'examen et en fonction de 
l'allègement de dette dont elle pourrait bénéficier.  
    Un porte-parole de la Banque centrale européenne (BCE) a dit 
que de "bons progrès" avaient été enregistrés dans tous les 
domaines lors des discussions d'Athènes, mais une autre source 
au fait des discussions a déclaré qu'il y avait encore beaucoup 
de points à régler. 
    Afin de démontrer que tous les créanciers sont sur la même 
longueur d'onde, Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, 
a apporté son soutien au FMI.  
    "Nous sommes tout à fait d'accord avec le FMI sur la 
nécessité d'un dispositif solide. Le but de cette discussion est 
la conclusion du premier examen du protocole d'accord et un 
nouveau programme avec le FMI", a-t-il déclaré.   
      
 
 (Nicolas Delame, Juliette Rouillon et Wilfrid Exbrayat pour le 
service français) 
 
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