Grèce : les meilleurs ennemis de Tsipras sont dans son gouvernement

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Syriza est une nébuleuse de quelque 19 partis d'extrême gauche.
Syriza est une nébuleuse de quelque 19 partis d'extrême gauche.

"La Grèce qui a vu naître la démocratie doit envoyer un message retentissant au reste du monde." Dans cette déclaration faite au c?ur de la nuit de vendredi à samedi, quelques minutes après qu'il a annoncé à ses collègues européens stupéfaits qu'il en appelait au peuple grec plutôt que d'accepter les solutions pourtant singulièrement conciliantes qui lui avaient été proposées in fine, Alexis Tsipras a confirmé ce que les experts redoutent depuis longtemps. Le Premier ministre grec, champion toutes catégories de la volte-face, n'a aucune volonté réelle d'accepter un compromis pour éviter une faillite financière à son pays. Ou, du moins, il n'a pas –? ou plus –? les moyens politiques de l'imposer à une majorité qui, si elle lui a permis d'accéder au pouvoir, est plus disparate, plus idéologisée et plus méfiante à l'égard de l'Europe qu'on l'imaginait.

Jusqu'au bout Tsipras a donc joué avec la patience de ses collègues de l'UE, avec l'idée que l'Europe ne prendrait pas le risque d'exclure de son sein la nation qui est le berceau de sa civilisation. C'est d'ailleurs le même argument qui avait permis à la république hellène le 28 mai 1979 d'entrer dans l'Union alors qu'elle était loin d'avoir rempli les critères nécessaires à son admission.

Nébuleuse

Aujourd'hui, ce même pays qui a érigé en système la dissimulation de ses véritables comptes pendant plus de trente ans annonce que la légitimité née...

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  • M2971476 le lundi 29 juin 2015 à 08:27

    Mais le fait que la Grèce paie ou non dépend peu du choix qu'elle reste dans la zone Euro ou non...Ceux qui imaginent qu'il faut qu'elle reste pour qu'elle paie, ou que si elle sort elle ne paiera pas prenne la Grèce pour une personne, c'est un pays, et les créanciers d'autres pays qui ne peuvent pas lâcher le morceau.

  • gacher le lundi 29 juin 2015 à 08:21

    Depuis son entrée dans l'Europe, on sait que la Grèce est incapable d'y rester. On nous a "amusé" pendant 15 ans, et maintenant on va nous dire : payez !

  • mlcbnb le lundi 29 juin 2015 à 08:21

    la démocratie européenne serait également de demander aux européens s'ils sont d'accord de continuer à financer un pays tiers. Les politiciens ont promis n'importe quoi. L'ennemi premier d'un politicien est bien de soutenir des promesses intenables. A force de les soutenir, ils pensent eux-mêmes que cela sera possible.

  • dchatene le lundi 29 juin 2015 à 08:17

    exact @zouquet ! C'est la troika qui depuis d l'élection de Tsipras fait tout ce qui est en son pouvoir pour le faire tomber, car le dernier prêt de 15 milliards sur cinq mois servirait à rembourser 13.8 milliard de dette au FMI à la bce et consorts ! La falsification de l'histoire ne commence ni ne s’arrête à la Shoah ! Les faurissonistes ont de beaux jours devant eux sauf si on les arréte ...!

  • zouquett le lundi 29 juin 2015 à 07:42

    c'est plutôt la presse vendue à l'argent désormais . Quid de l'éthique du journaliste ?

  • frk987 le lundi 29 juin 2015 à 07:41

    suite : si l'on appliquait l'antique démocratie grecque actuellement seuls ceux qui payent des impôts auraient le droit de vote pour élire les payeurs d'ISF.......

  • frk987 le lundi 29 juin 2015 à 07:39

    Pour les journaleux : la démocratie antique de la Grèce n'est strictement pas la démocratie actuelle, vous aviez les citoyens avec droit de vote pour une oligarchie et les ilotes comme esclaves. Alors de grâce arrêtez avec la Grèce berceau de la démocratie.....