Grèce : les États-Unis pressent l'Europe d'agir

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Washington est de plus en plus inquiet de la situation à Athènes et des divisions européennes. Les Américains s'appuient sur le FMI pour durcir les conditions d'aide aux pays exsangues financièrement.

Dans la tempête grecque, la galère de l'euro embarque un 18e passager. Il n'a rien d'un clandestin, il lui arrive même de vouloir prendre les commandes. Les États-Unis sont aussi inquiets d'un naufrage de la Grèce que le Vieux Continent. Ils n'ont cessé d'imprimer leur tempo ces derniers jours pour forcer l'équipage européen à se ressaisir.

À Luxembourg, lieu depuis dimanche d'un énième ballet ministériel d'urgence, l'effort américain s'est trouvé une figure de proue : John Lipsky, patron par intérim du FMI depuis la démission de Dominique Strauss-Kahn. Lundi, au petit matin, on l'a même vu s'emparer du stylo et aider à corriger de ce qui allait devenir la déclaration finale de l'Eurogroupe, d'après plusieurs témoins. Confusion des genres ? Parmi les Européens en tout cas, il n'y a pas de doute sur le rôle dont est investi ce natif de l'Iowa, ancien chef économiste de Salomon Brothers et JPMorgan. «Lipsky représente le Trésor US et il défend à Luxembourg

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