Grèce : les banques françaises pas en péril

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ANALYSE - Si le secteur financier allemand est le plus exposé à la Grèce, les dirigeants des banques françaises n'ont de cesse que de rassurer sur leur capacité à absorber une éventuelle restructuration de la dette souveraine grecque.

Avant même d'attendre l'issue des réunions d'urgence tenues à Bruxelles afin de déterminer les modalités d'un nouveau sauvetage grec, l'agence de notation Moody's frappe fort, en placant sous surveillance la notation des trois principales banques françaises, BNP Paribas, Crédit agricole et Société générale, au motif de leur exposition à la Grèce. La banque franco-belge Dexia est également scrutée à la loupe. La logique est connue. Moody's ayant lourdement dégradé le 1er juin la notation de la Grèce, elle considère que le niveau de risque des banques européennes doit être revu à l'aune de cette nouvelle appréciation. Or, comme son concurrent Standard & Poor's fin mai, dès qu'il s'agit de Grèce, Moody's voit dans les banques françaises les premiers suspects. Cette décision a provoqué un nouvel accès de défiance sur les banques à la Bourse de Paris. Les actions BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole cédant entre 1,5 et 2 % en milieu de

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