Grèce : le parti Laos, un allié encombrant

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L'entrée de ce parti nationaliste, xénophobe et antisémite dans le cabinet de Lucas Papademos suscite le malaise.

À Athènes

Il est 18h30 quand le vote de confiance à main levée commence au Parlement grec. 255 députés se prononcent en faveur du gouvernement de coalition de Lucas Papademos et 38 contre, dont Christos Katsouras et Tsetin Mantazi, deux députés du Pasok, le Parti socialiste, majoritaire. Tsetin Mantazi, issu de la minorité musulmane du nord de la Grèce, estime qu'il y a urgence: «Trente-huit ans après la chute du régime des colonels, c'est une bien triste évolution de voir que le Laos fait partie de l'exécutif», affirme-t-il.

Le Laos (Alerte populaire orthodoxe) est la formation d'extrême droite en Grèce. Entré au Parlement en septembre 2007, ce parti nationaliste, xénophobe et antisémite est composé de seize députés et dirigé par Georges Karatzaferis, un ancien disc-jockey et journaliste. Pour Vassiliki Giorgiadi, professeur de sciences politiques à l'université Panteion, le Laos a saisi l'occasion de s'imposer sur une scène politique en ruine. «La Grü/p>...

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