Grèce-Le Parlement vote les réformes voulues par les créanciers

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    GRECE, 27 septembre (Reuters) - Le Parlement grec a voté 
mardi les réformes demandées par les bailleurs de fonds du pays 
afin de réduire la dépense publique et à accélérer les 
privatisations, ce qui devrait permettre le déblocage d'une 
nouvelle tranche d'aide financière dans le cadre du dernier plan 
de sauvetage du pays. 
    Le marché de l'électricité va être réformé tandis que 
certaines participations de l'Etat seront transférées à un fonds 
souverain. Le vote de ces réformes pourrait permettre l'octroi à 
la Grèce de nouveaux prêts d'un montant de 2,8 milliards d'euros 
cette semaine.  
    En juillet 2015, le gouvernement de gauche d'Alexis Tsipras 
a signé un troisième plan international de sauvetage, d'un 
montant de 86 milliards d'euros, le troisième depuis 2010. 
    Le syndicat Adedy du secteur public est contre le transfert 
d'actifs publics au fonds souverain parce qu'il estime que cela 
ouvre la voie à une vente au rabais des biens de l'Etat. 
    "La santé, l'éducation, l'électricité et l'eau ne sont pas 
des biens quelconques. Ils appartiennent au peuple", déclare le 
syndicat dans un communiqué. 
    Les salariés des compagnies des eaux cotées en Bourse, à 
Athens  EYDr.AT  et Thessalonique  TWSr.AT  se sont mis en grève 
mardi pour protester contre ces transferts. 
    Le gouvernement parle pour sa part d'une gestion plus 
efficace avec le regroupement, dans une holding, de l'agence des 
privatisations Taiped, du fonds de stabilisation des banques 
HFSF, des biens immobiliers de l'Etat et de certaines sociétés 
publiques. 
    "Transférer (les actifs) au fonds ne signifie pas que l'Etat 
renonce à ses biens. Deuxièmement, cela ne veut pas dire 
privatisations et troisièmement, ces biens ne sont pas des gages 
pour les prêts du pays", a déclaré le ministre de l'Energie,  
Panos Skourletis, lors du débat parlementaire. 
    Les représentants des créanciers de la Grèce, à savoir la 
Commission européenne, la Banque centrale européenne, le 
Mécanisme européen de stabilité (MES) et le Fonds monétaire 
international pour enclencher un deuxième examen qui prévoit 
d'impopulaires réformes en matière de droit du travail.  
 
 (Michele Kambas et Angeliki Koutantou; Danielle Rouquié pour le 
service français) 
 

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