Grèce : le parlement adopte le troisième plan d'aide

le , mis à jour à 11:00
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Grèce : le parlement adopte le troisième plan d'aide
Grèce : le parlement adopte le troisième plan d'aide

Adopté. Le Parlement grec a adopté ce vendredi matin, après un débat qui a duré toute la nuit, le troisième plan d'aide à la Grèce d'un montant de 85 milliards d'euros et assorti de conditions d'austérité drastiques. Le texte a été adopté par 222 voix pour, 64 contre et 11 abstentions.

Le Premier ministre Alexis Tsipras avait appelé, juste avant le vote, l'assemblée à voter en faveur d'un accord qui permet selon lui d'assurer «la survie du pays et de continuer le combat». «Le dilemme était entre un plan de sauvetage dans l'euro, et un plan de sauvetage avec retour à la drachme (NDLR : l'ancienne monnaie grecque), comme continue à le suggérer aujourd'hui le ministre allemand des Finances», Wolfgang Schäuble, a lancé le Premier ministre à ceux qui, à l'intérieur de son parti de gauche radicale, Syriza, critiquent son choix d'avoir souscrit ce nouveau plan après deux autres qui ont mis le pays sur le flanc, en 2010 et 2012.

Le vote en faveur du plan a d'ailleurs été obtenu avec une majorité de voix de l'opposition. 32 députés de Syriza, selon un comptage provisoire, ont voté contre. Les 11 abstentions proviennent également du parti de gauche radicale. Le troisième plan d'aide permettra en tout cas à Athènes d'honorer un remboursement de 3,4 milliards d'euros à la BCE, la Banque centrale européenne, le 20 août, et de commencer à rembourser les fournisseurs de l'État qui n'ont pas été payés depuis des mois.

Le compromis plutôt que le suicide

«La Grèce était à l'avant-garde d'une Europe progressiste qui ne croit pas au fond des plans conservateurs, et réclame une voie alternative. Notre position n'a pas changé, mais elle ne peut reposer sur des chimères», s'est défendu Tsipras après un débat parlementaire qui a duré toute la nuit. Il a indiqué que son gouvernement «a pris la responsabilité de continuer le combat plutôt que de se suicider et d'aller ensuite courir les forums internationaux pour ...

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  • vmcfb le vendredi 14 aout 2015 à 11:29

    Toutes les données générées par les institutions grecques sont fausses, et ce délibérément! A commencer par leurs données du PIB. Le pire, c'est que cet etat de fait est toléré par nos dirigeants: il faut bien faire accepter le financement d'un etat étranger par l'argent des contribuables francais...

  • Lazinou le vendredi 14 aout 2015 à 10:59

    Un véritable coup d'Etat 222 voix contre 44 alors que le pays avait voté contre a plus de 61% . Rien ne peut fonctionner contre l'assentiment des peuples.

  • m1234592 le vendredi 14 aout 2015 à 10:58

    un prêt de 86millards et ils remboursent 3,4 y a comme un trou là. "commencer à rembourser les fournisseurs de l'État qui n'ont pas été payés depuis des mois" quand on a de tels arriérés ce n'est pas rembourser c'est payer ce qui est dû. Et cela traduit que la Grèce vit au-dessus de ses moyens depuis 41 ans. Ajuster ses dépenses à ses recettes ce n'est pas de l'austérité c'est au plus de la rigueur ... sauf pour la gauche.

  • m1234592 le vendredi 14 aout 2015 à 10:49

    C'est mal barré : Michel Sapin a déclaré «un plan conçu pour réussir» ....

  • SM7 le vendredi 14 aout 2015 à 10:46

    C'est très certainement tomber de Charybde en Scylla, les deux monstres de la mythologie grecque. Espérons que les promesses de remise sur les rails de la structure administrative grecque soit tenues.

  • ZvR le vendredi 14 aout 2015 à 10:45

    Généralement quand les discours sur "l'avant garde des forces progressistes" commencent à sortir, les sans dents peuvent commencer à numéroter leurs abattis.

  • M6437502 le vendredi 14 aout 2015 à 10:42

    Les promesses n'engagent que ceux qui les croient.En attendant la Grèce va recevoir de quoi payer ses fonctionnaire.