Grèce : le gouvernement veut rouvrir les antennes de la télé publique

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Grèce : le gouvernement veut rouvrir les antennes de la télé publique
Grèce : le gouvernement veut rouvrir les antennes de la télé publique

La fermeture soudaine de la radiotélévision publique grecque avait provoqué un tollé bien au-delà des frontières. Un peu moins de deux ans après le black out, le gouvernement d'Alexis Tsipras souhaite relancer ERT. C'était une promesse de campagne. Un projet de loi sera déposé en ce sens au Parlement le 5 mars. Brutalement licenciés le 11 juin 2013, les anciens salariés qui le voudront pourront y retravailler. 

Critiquée dans le passé pour ses gaspillages et sa pléthore d'employés, le gouvernement de gauche radical Syriza, qui à l'époque avait crié au «coup d'Etat», promet de réformer ERT, en faisant «face aux problèmes». Mais «sans les initiatives inadmissibles du précédent gouvernement comme d'imposer un écran noir» souligne-t-on au gouvernement. 

Une augmentation de la redevance n'est pas exclue

En juin 2013, les grecs s'étaient soudainement retrouvés sans télé publique. La décision, prise unilatéralement par l'ancien Premier ministre conservateur Antonis Samaras de supprimer d'un coup 2 700 emplois et de fermer les chaînes publiques dans le cadre de la politique d'austérité imposée par les créanciers du pays, avait alors provoqué colère des syndicats et grève générale. ERT avait été remplacée un an plus tard par Nerit, un organisme de 500 employés. Entre-temps, un semblant de télé publique avait été relancé à coup de rediffusions.

Si les chaînes publiques faisaient à l'époque peu d'audience, moins de 10% en moyenne, et la qualité des programmes était très médiocre, cette fermeture était très mal passée dans un pays en crise, où plus d'un jeune actif sur deux était sans emploi comme l'avait expliqué au Parisien.fr Thomais Papaioannou, journaliste grecque et correspondante en France pour ERT.

Si la Grèce n'est pas sortie des contraintes budgétaires l'actuel gouvernement d'Alexis Tsipras assure que cette réouverture «ne pèsera pas sur le budget du gouvernement». Mais ...

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