Grèce-La zone euro prête à finaliser un accord la semaine prochaine

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    BRUXELLES/ATHENES, 20 avril (Reuters) - Les ministres des 
Finances de la zone euro sont disposés à tenir une réunion 
extraordinaire sur la dette grecque la semaine prochaine si les 
négociations sur l'examen des réformes aboutissent, a dit 
mercredi un responsable européen tout en évoquant des 
discussions difficiles. 
    Les discussions entre la Grèce et ses créanciers 
internationaux ont repris cette semaine à Athènes en vue de 
finaliser l'examen de la mise en oeuvre des réformes promises 
par le pays, qui doit permettre de débloquer de nouveaux prêts. 
  
    "S'il y a des progrès suffisants pour faire espérer 
raisonnablement une conclusion des négociations, alors je 
m'attendrais à la tenue d'un Eurogroupe la semaine prochaine", a 
dit le haut responsable. 
    Les négociations ne sont pas faciles pour autant, ont dit 
plusieurs responsables grecs et européens. 
    "Je garde espoir mais je ne m'attends pas à ce qu'ils 
concluent avant l'Eurogroupe de vendredi", a dit une des sources 
en référence à la réunion régulière des ministres des Finances 
de la zone euro prévue à Amsterdam le 22 avril. 
    Les négociations pourraient reprendre à Athènes après la 
réunion, afin de conclure un accord technique finalisé 
officiellement lors d'un nouvel Eurogroupe extraordinaire la 
semaine suivante, a dit le responsable. 
    Le principal point d'achoppement des discussions concerne la 
fiscalité. Les créanciers de la zone euro et le FMI divergent 
sur les chiffres de l'excédent primaire grec, le Fonds jugeant 
trop optimistes les chiffres donnés par l'Union européenne. 
    Un responsable du gouvernement grec a dit mercredi que les 
créanciers et le gouvernement s'étaient accordés sur une hausse 
de 23 à 24% de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) dans le cadre 
de réformes fiscales visant à dégager des économies de 1% du 
PIB. 
    Les créanciers souhaitent par ailleurs que le seuil 
d'exemption de l'impôt sur le revenu soit abaissé à environ 
8.000 euros contre 9.545 actuellement, alors qu'Athènes ne veut 
pas descendre en-dessous de 9.000. 
    En outre, la gestion des créances douteuses et la réforme du 
système de retraites, où une économie de 1% du PIB doit 
également être réalisée, sont toujours sur la table des 
négociations. 
    Le progression du calendrier des négociations reste elle 
aussi disputée. 
    Le FMI souhaite parvenir à un compromis sur la réduction de 
la dette grecque avant de conclure l'examen des réformes, tandis 
que les pays de la zone euro, l'Allemagne notamment, entendent 
d'abord boucler l'examen avant de discuter d'un allègement de la 
dette. 
    "Il y a d'énormes différences dans les attitudes face aux 
mesures d'allègement de la dette entre les institutions, les 
Etats membres etc..., et les divergences sont importantes", a 
dit le responsable européen. 
    "Nous surmonterons ce tournant décisif et une discussion 
cruciale sur l'allègement de la dette pourra commencer", a dit 
pour sa part le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, mercredi 
devant les députés. 
     
     
 
 (Francesco Guarascio et Renee Maltezou; Julie Carriat pour le 
service français, édité par Véronique Tison) 
 
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