Grèce : la TVA en plein boom, sur fond de réformes

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Une cliente du supermarché Alpha Beta à Athènes, en Grèce, le 14 avril 2004.
Une cliente du supermarché Alpha Beta à Athènes, en Grèce, le 14 avril 2004.

La Grèce a vu sa TVA augmenter de 10 points, après des modifications apportées à la TVA entrées en vigueur à partir de lundi, dans le cadre des réformes exigées par la zone euro en contrepartie d'un troisième plan d'aide.

Nouveau choc pour l’économie grecque : la TVA est passé ce lundi 20 juillet de 13% à 23%. Un boom de 10 points qui concerne les denrées non périssables et la restauration, mais aussi les courses de taxis, les préservatifs, ou encore les enterrements. Elle reste néanmoins à 13% pour l'hôtellerie et elle est légèrement réduite à 6% pour les médicaments, les livres et les places de spectacle. La chaîne allemande de supermarchés Lidl a annoncé dès dimanche dans des encarts publicitaires qu'elle ne répercuterait pas la hausse sur les prix.

Le gouvernement espère ainsi des recettes supplémentaires annuelles de 795 millions d'euros cette année et de quelque 2,4 milliards d'euros dès 2016. Ces hausses de TVA ont été votées mercredi par le Parlement grec, en accord avec les   engagements pris lors du sommet européen mouvementé à Bruxelles. Les partenaires de la Grèce ont promis en échange un nouveau plan d'aide, le troisième depuis 2010.

Athènes va recevoir un prêt d'urgence de 7 milliards d'euros qui seront rapidement reversés ce lundi aux créanciers  pour le remboursement de la Banque centrale européenne (4,2 milliards d'euros) et le règlement d’arriérés auprès du Fonds monétaire international (2 milliards).  

La chancelière allemande Angela Merkel  a toutefois maintenu  dimanche son opposition  à une réduction "classique" de la dette grecque :  un tel "haircut" ne peut avoir lieu "dans l'union monétaire", a-t-elle estimé. "La Grèce a déjà obtenu des allègements", a-t-elle rappelé. "Si l'examen du programme qui doit être négocié est réussi, nous pourrons de nouveau les évoquer."

Des experts de la BCE, du FMI et de la Commission européenne,  sont attendus à Athènes cette semaine, pour la première fois depuis des mois. Leur mission sera d’évaluer l'état de l’économie grecque mise à mal par les restrictions financières.

(Boursorama avec AFP)

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